Le jury décerne le “Cyclo d’or” offert par le Conseil Régional de Franche-Comté,
le Grand Prix du Jury et la mention spéciale
à l’un des réalisateurs des neuf longs métrages inédits en France en compétition
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Atiq
Rahimi est né en 1962 à Kaboul, en
Afghanistan. Il fait ses études au Lycée franco-afghan Estiqlal de Kaboul
puis à l’Université (section littérature). En 1984, à cause de la guerre, il
quitte son pays pour la France, où il passe un doctorat de communication
audiovisuelle à la Sorbonne. Il réalise des films documentaires et écrit cinq
romans. Le Prix Goncourt couronne en 2008 son roman Singué Sabour, Pierre
de patience, qu’il vient d’adapter au cinéma.
Il
est le président du jury international de ce 18ème Festival. |

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Ermek Chinarbaevest né en 1953 à Almaty, au Kazakhstan. Il étudie au VGIK de Moscou
tout d'abord pour être comédien, puis cinéaste. En 1982, il réalise un court
métrage, La Belle en deuil qui est le point de départ de Cœur fragile.
Il travaille sur plusieurs scénarios de ses films en tandem avec l'écrivain
Anatoli Kim. C'est le cas pour La Vengeance, qui est montré au Festival de
Cannes en 1989. Ma Vie sur le bicorne obtient à son tour un Léopard
d'or à Locarno en 1993.
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Nestor
O. Jardin, cofondateur de la
Fondation Cinemalaya en 2004, est depuis 2005 le directeur du Festival annuel
de cinéma indépendant Cinemalaya. Coorganisateur des premières rencontres au
Sommet du cinéma indépendant philippin (Philippine Independent Film Summit)
en 2008, il donne régulièrement des conférences sur le cinéma indépendant
philippin dans de nombreux forums nationaux et internationaux. En 2010 il
coproduit Emir, une comédie musicale philippine réalisée par Chito
Rono. Il fut le président du jury NETPAC au festival international de Pusan
en 2010. |

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Latika
Padgaonkar, qui a un doctorat de
l’Université de la Sorbonne, est écrivain et traductrice. Elle fut directrice
adjointe du festival de films Osian’s Cinefan ainsi que rédactrice en chef de
Cinemaya, the Asian Film Quaterly. Elle a co-édité plusieurs ouvrages : Being and Becoming: the Cinemas
of Asia , The World of Kenji Mizoguchi et Asian Film Journeys: Selections
from Cinemaya. Elle a participé à de
nombreux jurys internationaux, contribué aux principaux quotidiens nationaux
indiens, enseigné entre autre
à
l’Université Jawaharlal Nehru de Delhi, et a travaillé à l’UNESCO à New
Delhi. |

Anne Demny-Geroe est programmatrice
spécialiste du cinéma iranien pour lequel elle termine actuellement une
thèse. Elle est co-directrice du Festival de films iraniens en Australie et
enseigne le cinéma asiatique du Pacifique à l’institut de cinéma Griffith.
Elle est membre du NETPAC et du Comité de nomination des prix Asia Pacific
Screen. Anne fut la première directrice du Festival international de Brisbane
de 1991 à 2010. Elle est membre du Comité des archives nationales du film et
archives sonores.
Elle a travaillé à de nombreuses
manifestations et a fait partie de nombreux jury internationaux. En 2003,
Anne reçut la Médaille du centenaire de l’Australie pour son travail consacré
au cinéma. |

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Golam Rabbany Biplob est né en 1974 au
Bangladesh. Il a fondé et dirigé le Festival international du film du
Bangladesh. Il est le Vice Président et ancien Secrétaire Général de la
Fédération internationale des ciné-clubs. Il a écrit et réalisé deux longs
métrages de fiction Sur les ailes des rêves (2007) et Au-delà du cercle (
2009), et un court métrage, Shohozatry (2010). Il est le cinéaste bangladais
le plus connu sur le plan international et ses deux films ont été
sélectionnés dans 50 festivals internationaux. Il a fait partie de nombreux
jury de festivals de films. |
Lekha Shankar est une critique de
cinéma indienne qui vit en Thaïlande. Elle écrit pour des revues et journaux
majeurs des deux pays, tels le Bangkok Post. Elle est l’un des conseillers en
programmation du IFFI, le festival le plus connu en Inde. A Bangkok elle est
coordinatrice de cinéma du fameux club des correspondants étrangers en
Thaïlande et sa programmation mensuelle y remporte un succès populaire. |

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Le musée Guimet (actuel musée national des arts asiatiques) de Paris est né du grand projet d'un industriel lyonnais, Émile Guimet (1836-1918), de créer un musée des religions de l'Égypte, de l'antiquité classique et des pays d'Asie. Différents voyages, puis un tour du monde en 1876, avec des étapes au Japon, en Chine et en Inde lui permirent de réunir d'importantes collections qu'il présenta à Lyon à partir de 1879. Il devait par la suite transférer ses collections dans un musée qu'il fit construire à Paris et qui fut inauguré en 1889. Du vivant même d'Emile Guimet, cette institution se consacra de plus en plus à l'Asie, tout en conservant une section sur les religions de l'ancienne Égypte, à la suite des expéditions dans diverses régions de l'Extrême-Orient.
Le musée Guimet devint musée national en 1927. Le vaste programme de rénovation générale de l'établissement, achevé en 2001, a permis au musée Guimet de s'affirmer de plus en plus comme le grand centre de connaissance des civilisations asiatiques au cœur de l'Europe.
L'auditorium du musée est un magnifique théâtre de près de 300 places qui accueille désormais spectacles, concerts, conférences et, surtout, un programme continu de films asiatiques et de documentaires sur l'Asie. A l'occasion de l'année de la Chine, en 2004, un partenariat s'est instauré entre l'auditorium Guimet et le Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul.
Le prix Emile Guimet, attribué par la Société des Amis du Musée Guimet, sera décerné par le jury Guimet au réalisateur d'un film - fiction ou documentaire - qui, outre ses qualités cinématographiques, apportera un éclairage culturel remarquable sur l'Asie.
Le film primé et une sélection d'autres films du festival seront ensuite projetés à l'auditorium Guimet.
Hubert Laot est le directeur artistique de
l'auditorium Guimet, la prestigieuse salle de spectacle du Musée national des
arts asiatiques. Il y présente depuis plusieurs années une programmation
entièrement dédiée à l'Asie : concerts de musiques traditionnelles et
contemporaines, films, spectacles de danse, de théâtre ou de marionnettes,
colloques et conférences… Fidèle partenaire du Festival international des
Cinémas d'Asie de Vesoul, il est le concepteur du prix Emile Guimet, qui sera
décerné pour la neuvième fois cette année avec le soutien de la Société des
Amis du Musée Guimet. |

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Véronique Prost est chargée de
programmation film au Musée national des Arts asiatiques- Guimet depuis neuf
ans. Après des débuts dans le cinéma en tant qu'assistante-réalisatrice de
documentaires et de films, elle a travaillé pendant quinze ans comme
décoratrice, styliste sur des publicités, clips vidéos, films de fiction et
séries télé. Cette vie articulée autour du cinéma a pour origine une passion
pour les films d'auteurs, en particulier étrangers, sa première fenêtre
ouverte sur le monde. |
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Anna-Nicole Hunt est chargée de
communication à l’Auditorium Guimet. Après un bac scientifique au Lycée
Français de Londres où elle a vécu 12 ans, une prépa Lettres et Sciences
Sociales à Nantes, sa ville natale, et un Master en gestion du marché de
l’art à Paris, elle a rejoint l’équipe de l’auditorium du Musée national des
arts asiatiques en 2006. Passionnée de cinéma et d’art en général, ainsi que
par l’Asie, elle suit parallèlement les cours de laque de l’Ecole Nationale
Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art, à Paris. |

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Un peu à l'Est des Langues'O, un peu avant d'arriver en Chine, en Inde, en Iran ou en Mongolie (que ceux qui ne sont pas nommés ne se sentent pas oubliés), il y a Vesoul... Un regard ouvert, à tous les sens de ce mot. Un jalon déjà, une halte bienfaisante, comme l'est un caravansérail, qui balise les chemins qui, tous divers et tous braqués sur l'humain, nous apportent de ces extrêmes mondes si proches la multiplicité des visages, des histoires, des peurs, des colères et des joies.
Le cinéma, cet enfant tout à la fois de la lumière, de la transparence et de l'obscurité, est - pour longtemps encore - le langage de ces rencontres entre images, langues et cultures. Le cinéma est à la fois prophétie ou divination, recherche, dissection et poésie. Il donne un reflet, par une même technique, par des savoir faire puisés souvent aux mêmes sources, à l'expression la plus librement inventée de l'infinie diversité et de la suprême unité des femmes et des hommes de ce monde, dans son mouvement, parfois sa fuite, dans l'avenir, sans que jamais puisse être oublié le passé. Cette diversité n'est ni l'exotisme ni le "choc des civilisations". Elle est la richesse et la complexité des idées, des sentiments par lesquels l'humanité, pas à pas, doit encore conquérir son universalité. Chaque jour davantage, plus qu'un fragile objet précieux et menacé, elle apporte la démonstration de sa nécessité créatrice, osons le mot trivial - de son "utilité" - et les calculs les plus égoïstes, qu'ils soient politiques ou mercantiles, peuvent toujours un peu moins en nier l'efficacité. Le film rend plus forte cette évidence.
Soutenir ce regard, l'appeler et l'accompagner, c'est un moment à la fois de joie et de gravité où le Festival de Vesoul et l'INALCO se retrouvent depuis bien des années déjà. Cette année encore, l'INALCO s'associe au Festival et décernera son ou ses prix à une ou des oeuvres de courage, de culture et d'ambition. Mais un film d'Asie peut-il naître sans ambitions ?
Jacques Legrand, Président de l'INALCO
Magali Godin est chargée de
communication à l’INALCO, elle suit plus précisément les événements culturels
qui s’y déroulent. Elle est diplômée de deux masters. Son accointance avec
l’Asie, elle la trouve dans sa passion pour le badminton, puisqu’elle est
Vice-présidente de la Fédération française de badminton et participe chaque
année à l’organisation d’une étape internationale qui fait briller les
athlètes asiatiques (surtout chinois) sur les terres parisiennes. |

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Christine Ho est documentaliste à l’INALCO. Elle est
chargée d’acquérir et de gérer les ressources audiovisuelles traitant du
sous-continent Indien jusqu’au Japon et à l’Asie du Sud-Est. Toujours à la
recherche de films et documentaires, souvent non distribués en France, pour
les enseignants, elle est également passionnée par les voyages et les
cultures. |
Grégory Kourilsky est responsable des
Etudes laotiennes à l’Institut national des langues et des civilisations
orientales. Parallèlement, il exerce des activités dans le cinéma et
l’audiovisuel. Il a, notamment, réalisé un film documentaire sur le
bouddhisme au Laos. |

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Nguyen Van Ky, historien, auteur
entre autre de La société vietnamienne face à la modernité (L'Harmattan,
1992, 432 p.), chargé de cours d'histoire et de civilisation à l'INALCO, il
s'intéresse au cinéma asiatique, notamment aux films qui ouvrent les horizons
et traitent en profondeur des rapports entre les humains, entre l'homme et
son environnement. Bref, la nature et la nature de l'homme, avec leurs
richesses et leurs misères. |
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Françoise Robin est maître de
conférences de langue et littérature du Tibet à l'INALCO. Ses recherches sur
la littérature contemporaine et le cinéma du Tibet la mènent sur le terrain
tous les ans. Elle a dirigé en 2011 le volume collectif Clichés tibétains.
Idées reçues sur le toit du monde (Cavalier Bleu). |

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Némésis Srour est étudiante en Hindi
et en Arabe à l'Inalco, Doctorante à l'EHESS, elle se spécialise dans le
champ de l'anthropologie visuelle du corps après un master sur l'expression
corporelle dans le cinéma indien. Elle travaille actuellement sur la
circulation d'un imaginaire visuel entre l'Inde et le Moyen-Orient.
Co-fondatrice d'une revue étudiante en ligne sur les images en mouvement,
Alter| Réalités, elle mène actuellement plusieurs projets dans le champ de la
programmation cinématographique et des arts visuels. |
Le Jury Jeunes et le Jury Lycéen
Le jury Jeunes est composé d’une trentaine de
collégiens, lycéens et étudiants de Haute-Saône. Il décernera son prix,
offert par la Communauté
de Communes de l’Agglomération de Vesoul à l’un des huit films documentaires
inédits en France en compétition.
Il est présidé par Bastien Vuillez.
Le Jury lycéen, composé d’élèves du Lycée Belin de Vesoul, jugera les
films de fiction de la compétition officielle. Il est présidé par Samuel
Henz et Nicolas Goux.
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