JURY
le jury international le jury NETPAC le jury Emile Guimet le jury INALCO le jury Jeunes

Le jury décerne le “Cyclo d’or” offert par le Conseil Régional de Franche-Comté,
le Grand Prix du Jury et la mention spéciale
à l’un des réalisateurs des neuf longs métrages inédits en France en compétition

 

Le Jury international

Brillante Mendoza est né en 1960 à San Fernando aux Philippines. Après avoir étudié la publicité à l’Université de Santo Tomas à Manille, il est décorateur pour le cinéma, la télévision le théâtre et la publicité. Il est une des figures marquantes de la publicité aux Philippines et travaille pour de grandes sociétés internationales. En 2005, il fonde une société de production indépendante et tourne son premier long métrage Masahista / Le Masseur. Ce film, qui traite de l’homosexualité, est primé à Locarno, Turin et Brisbane. Tous les films suivants seront sélectionnés et récompensés dans les festivals internationaux. Kinatay a été récompensé au festival de cannes par le prix de la mise en scène en 2009. Son dernier film Sapi est présenté en première française au FICA.

Taraneh Alidoosti est née en 1984. Elle a commencé sa carrière d'actrice à l'âge de 17 ans en interprétant le rôle principal du film Je suis Taraneh" #$ ans de Rasul Sadr Ameli en 2002. Elle est récompensée pour ce rôle à Locarno avec le Léopard de bronze de la meilleure actrice en 2002. Elle reçoit aussi le Cristal Simorgh de la meilleure actrice au 20ème Festival de Fajr (Iran). Elle a tourné plusieurs films avec Ashgar Farhadi : Les Enfants de Belle ville, La F1te du feu et About Elly. Elle a eu une mention spéciale du jury international pour son rôle dans le film Modest Reception en compétition au FICA en 2013.

Philip Cheah est critique de cinéma et rédacteur en chef de BIgO, la seule publication indépendante sur la culture pop à Singapour. Il est Vice-Président du NETPAC (Network for the Promotion of Asian Cinema). Il est consultant programmateur pour plusieurs festivals internationaux. Il a co-édité trois livres sur le cinéma asiatique. Il a été récompensé par le Korean Cinema Award au festival de Busan en 2004 et a reçu le Prix du cinéma asiatique au festival Cinemanila de Manille en 2006. Il parraine aussi la South-East Asian Screen Academy (Académie du cinéma en Asie du Sud-Est) en Indonésie.

Wang Chao est né en 1964 à Nanjin. Diplômé de l’Université, il travaille comme ouvrier pendant cinq ans. Il obtient en 1994 son diplôme de l’école de cinéma de Beijing. De 1995 à 1998, il est assistant réalisateur de Chen Kaige. Il est également critique spécialisé dans les films étrangers. Entre 1996 et 2001, il publie trois histoires courtes et une nouvelle. Son premier film, L2Orphelin d2Anyang a été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2001. Voiture de luxe" présenté au FICA en 2014, est le troisième volet de sa trilogie sur la Chine. Il a obtenu le prix Un Certain regard à Cannes en 2006.

 

Jury NETPAC

Rolando B. Tolentino est doyen de l’Université des Philippines, enseignement supérieur de communication de masse et faculté de l’Institut de cinéma UP. Il a enseigné aux Universités d’Osaka et de Singapour. Ses recherches incluent la littérature, la culture populaire, le cinéma et les médias aux Philippines. Il a reçu de nombreux prix parmi lesquels le National Book Award du cercle des critiques de Manille et le Writer’s Award de la commission pour la culture et les arts. Il écrit des oeuvres de fiction et de non-fiction. Il préside le Manunuri ng Pelikulang Pilipino et le Congrès des enseignants et éducateurs pour le nationalisme et la démocratie.

Sunny Joseph est un célèbre directeur de la photographie qui depuis 30 ans a travaillé sur plus de 50 films indiens en 11 langues différentes, fiction et documentaires. Il a réalisé 10 courts métrages et 2 séries de télévision totalisant 100 épisodes. Il a reçu de nombreux prix comme directeur de la photographie et réalisateur. Il enseigne le cinéma dans diverses centres en Inde et à l’étranger. Il a fait par-tie du Kerala State Film Development et de la Chalachitra Academy et est consultant pour un grand laboratoire de films à Chennai. Il a publié de nombreux articles sur le cinéma. Il est le Président du syndicat des directeurs de la photographie du cinéma malayalam.

Roshane Saidnattar, réalisatrice cambodgienne née en 1970 à Phnom Penh a vécu la tragédie du Cambodge avant de rejoindre la France. Diplômée en réalisation de films de l’université de Paris VIII, elle oeuvre au sein d'équipes de réalisation de plusieurs films, notamment pour Jean-Jacques Annaud, Bertrand Tavernier et Rithy Panh. Puis elle réalise ses propres films, dont L!important c!est de rester vivant qui remporte le prix du meilleur film documentaire au Festival des Films du Monde de Montréal et le Grand Prix du Festival International du Film d'Histoire. Elle est engagée dans la défense de la culture khmère.

 

Jury Guimet

Le musée Guimet (actuel musée national des arts asiatiques) de Paris est né du grand projet d'un industriel lyonnais, Émile Guimet (1836-1918), de créer un musée des religions de l'Égypte, de l'antiquité classique et des pays d'Asie. Différents voyages, puis un tour du monde en 1876, avec des étapes au Japon, en Chine et en Inde lui permirent de réunir d'importantes collections qu'il présenta à Lyon à partir de 1879. Il devait par la suite transférer ses collections dans un musée qu'il fit construire à Paris et qui fut inauguré en 1889. Du vivant même d'Emile Guimet, cette institution se consacra de plus en plus à l'Asie, tout en conservant une section sur les religions de l'ancienne Égypte, à la suite des expéditions dans diverses régions de l'Extrême-Orient.

Le musée Guimet devint musée national en 1927. Le vaste programme de rénovation générale de l'établissement, achevé en 2001, a permis au musée Guimet de s'affirmer de plus en plus comme le grand centre de connaissance des civilisations asiatiques au cœur de l'Europe.

L'auditorium du musée est un magnifique théâtre de près de 300 places qui accueille désormais spectacles, concerts, conférences et, surtout, un programme continu de films asiatiques et de documentaires sur l'Asie. A l'occasion de l'année de la Chine, en 2004, un partenariat s'est instauré entre l'auditorium Guimet et le Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul.

Le prix Emile Guimet, attribué par la Société des Amis du Musée Guimet, sera décerné par le jury Guimet au réalisateur d'un film - fiction ou documentaire - qui, outre ses qualités  cinématographiques, apportera un éclairage culturel remarquable sur l'Asie.

Le film primé et une sélection d'autres films du festival seront ensuite projetés à l'auditorium Guimet.

Hubert Laot cata

Hubert Laot est le directeur artistique de l'auditorium Guimet, la prestigieuse salle de spectacle du Musée national des arts asiatiques. Il y présente depuis plusieurs années une programmation entièrement dédiée à l'Asie : concerts de musiques traditionnelles et contemporaines, films, spectacles de danse, de théâtre ou de marionnettes, colloques et conférences… Fidèle partenaire du Festival international des Cinémas d'Asie de Vesoul, il est le concepteur du prix Emile Guimet, qui sera décerné pour la neuvième fois cette année avec le soutien de la Société des Amis du Musée Guimet.

Véronique prost cata

Véronique Prost est chargée de programmation film au Musée national des Arts asiatiques- Guimet depuis neuf ans. Après des débuts dans le cinéma en tant qu'assistante-réalisatrice de documentaires et de films, elle a travaillé pendant quinze ans comme décoratrice, styliste sur des publicités, clips vidéos, films de fiction et séries télé. Cette vie articulée autour du cinéma a pour origine une passion pour les films d'auteurs, en particulier étrangers, sa première fenêtre ouverte sur le monde.

Anna-Nicole Hunt cata

Anna-Nicole Hunt est chargée de communication à l’Auditorium Guimet. Après un bac scientifique au Lycée Français de Londres où elle a vécu 12 ans, une prépa Lettres et Sciences Sociales à Nantes, sa ville natale, et un Master en gestion du marché de l’art à Paris, elle a rejoint l’équipe de l’auditorium du Musée national des arts asiatiques en 2006. Passionnée de cinéma et d’art en général, ainsi que par l’Asie, elle suit parallèlement les cours de laque de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art à Paris, et pratique désormais aussi l’art du laque européen et japonais.

 

Jury INALCO

Un peu à l'Est des Langues'O, un peu avant d'arriver en Chine, en Inde, en Iran ou en Mongolie (que ceux qui ne sont pas nommés ne se sentent pas oubliés), il y a Vesoul... Un regard ouvert, à tous les sens de ce mot. Un jalon déjà, une halte bienfaisante, comme l'est un caravansérail, qui balise les chemins qui, tous divers et tous braqués sur l'humain, nous apportent de ces extrêmes mondes si proches la multiplicité des visages, des histoires, des peurs, des colères et des joies.

Le cinéma, cet enfant tout à la fois de la lumière, de la transparence et de l'obscurité, est - pour longtemps encore - le langage de ces rencontres entre images, langues et cultures. Le cinéma est à la fois prophétie ou divination, recherche, dissection et poésie. Il donne un reflet, par une même technique, par des savoir faire puisés souvent aux mêmes sources, à l'expression la plus librement inventée de l'infinie diversité et de la suprême unité des femmes et des hommes de ce monde, dans son mouvement, parfois sa fuite, dans l'avenir, sans que jamais puisse être oublié le passé. Cette diversité n'est ni l'exotisme ni le "choc des civilisations". Elle est la richesse et la complexité des idées, des sentiments par lesquels l'humanité, pas à pas, doit encore conquérir son universalité. Chaque jour davantage, plus qu'un fragile objet précieux et menacé, elle apporte la démonstration de sa nécessité créatrice, osons le mot trivial - de son "utilité" - et les calculs les plus égoïstes, qu'ils soient politiques ou mercantiles, peuvent toujours un peu moins en nier l'efficacité. Le film rend plus forte cette évidence.

Soutenir ce regard, l'appeler et l'accompagner, c'est un moment à la fois de joie et de gravité où le Festival de Vesoul et l'INALCO se retrouvent depuis bien des années déjà. Cette année encore, l'INALCO s'associe au Festival et décernera son ou ses prix à une ou des oeuvres de courage, de culture et d'ambition. Mais un film d'Asie peut-il naître sans ambitions ?

 Jacques Legrand, Président de l'INALCO

Corinne Ailliot a séjourné en Asie à la découverte de l'Inde, du Népal, de la Thaïlande, a visité le Laos,
le Cambodge, la Chine. Elle y a réalisé un documentaire, relatif à un mythe commun à la Thaïlande et au
Laos. Cinéphile passionnée par les voyages et la culture d'Asie du Sud-Est, Corinne est étudiante à
l'Inalco en langue siamoise (le thaï) et laotienne.

Camille Andronik est chargée de communication à l’Inalco, où elle suit les événements culturels qui
s’y déroulent. Diplômée de master en édition & communication, elle est aussi passionnée de voyage. Le
cinéma devient alors un moyen de parcourir le monde et de découvrir d’autres cultures.

François-Xavier Durandy est professeur de hindi à l’Inalco. Amoureux du cinéma indien, il a signé
les sous-titres d’une dizaine de films, de Guru Dutt à Anurag Kashyap en passant par Karan Johar, et
quand il délaisse l’extravagance de Bollywood, c’est pour se tourner vers l’élégance des cinémas iranien
ou japonais. Il codirige le master TRM, qui vise à former la prochaine génération de professionnels de la
traduction en langues orientales.

Elisabeth Luquin est anthropologue, maître de conférences de langue et littérature des Philippines et
responsable de la section de filipino-tagalog à l’Inalco. Ses recherches portent sur les rituels comme organisateurs des sociétés sans institutions politiques, les mythes et la notion d’ancestralité. Conjointement elle a entrepris une réflexion sur la grammaire tagalog et les littératures philippines. Elle a dirigé le secteur « Philippines » pour le Dictionnaire universel des créatrices.

Justine Meignan est non seulement diplômée d’un master en réalisation et création, mais elle a aussi
étudié la langue et la culture philippine à l'Inalco. Elle s’intéresse plus particulièrement au phénomène
de migration des mères philippines habitant Paris, sujet de son premier film documentaire. Pour ce dernier,
elle est partie 3 mois sur place rencontrer les enfants de ces immigrantes. Elle travaille au sein de
l'association Images en bibliothèques, organisateur du Mois du film documentaire.

Anaïs Ravoux est étudiante à l’Inalco. Ces deux passions communes ? Le coréen et le cinéma. Après son
bac, Anaïs est partie à la découverte de la Corée du Sud pendant 6 mois, pour un stage de taekwondo. A
son retour, elle a souhaité approfondir ses connaissances et s’est inscrite en section coréenne. Elle étudie
la langue depuis 4 ans déjà, tout en continuant son chemin dans le cinéma : elle a travaillé l’an dernier
comme assistante programmation pour le Festival d'histoire de l'art.

 

Le Jury Jeunes et le Jury Lycéen

Le jury Jeunes est composé d’une trentaine de collégiens, lycéens et étudiants de Haute-Saône. Il décernera son prix, offert par la Communauté de Communes de l’Agglomération de Vesoul à l’un des huit films documentaires inédits en France en compétition.
Il est présidé par Bastien Vuillez.

Le Jury lycéen, composé d’élèves du Lycée Belin de Vesoul, jugera les films de fiction de la compétition officielle.