Hommage à Hou Hsiaa-hsien
Hommage à Hou Hsiao-hsien

Les garçons de Fengkuei Un été chez grand-père Un temps pour vivre, un temps pour mourir Poussières dans le vent Good men good women Good bye south good bye Les fleurs de Shanghai Millenium Mambo Café Lumière Three times Histoire de Taipeh d'Edouard Yang - Inédit Ah Fei de Wan Jen - Inédit HHH,un portrait de Hou Hsiao-hsien d'Olivier Assayas

L'histoire du cinéma d'un pays est difficilement dissociable de son histoire politique. C'est particulièrement le cas pour Taïwan. Cette île a connu la démocratie et l'autonomie de façon lente et progressive. Avant 1945, Taïwan était sous la domination politique et culturelle du Japon. Après la défaite japonaise, ce sont les nationalistes chinois qui prennent cette place : l'armée du Guomindang, après avoir été vaincue par les Communistes en Chine continentale, franchit le Détroit de Taïwan et s'installe dans l'île en imposant la loi martiale qui ne sera levée qu'en 1987 ! La diplomatie américaine voit alors très vite en Taïwan un allié dans sa lutte contre le communisme

et elle finance ainsi généreusement le miracle économique de cette île.

Voilà donc le visage de Taïwan au tout début des années 80 : une sorte de “mélange bizarre de richesse économique et de dévastation culturelle”, tel que l'a défini le cinéaste Wu Nianjian, scénariste, lui aussi très apprécié, de plusieurs films de Hou Hsiao-hsien. Dans ce contexte, une fois le climat politique apaisé, les Chinois de Taïwan, dont la plupart n'avait d'ailleurs pas suivi de bon gré les Nationalistes, ayant tout oublié de leur histoire, profitent du relâchement de la pression politique pour s'interroger sur leur situation et renouer avec leur propre culture. Des mouvements artistiques et littéraires revendiquent alors la spécificité taïwanaise dans un souci tout à fait légitime de vouloir retrouver leurs propres racines. Le cinéma va intégrer très vite cet esprit de révolte grâce à un groupe de cinéastes qui va être à l'origine de ce qu'on appellera la Nouvelle Vague Taïwanaise. Film-manifeste de ce mouvement : L'Homme Sandwich (1983),  en 3 volets, dont celui qui donne justement le titre au film est signé par Hou Hsiao-hsien. La différence avec les films réalisés jusque là est frappante : dans un souci de réalisme qui contraste avec la tradition cinématographique de l'île, les décors sont naturels, les acteurs sont des non-professionnels et parlent le dialecte taïwanais ! Le nouveau cinéma taïwanais est né et son grand maître s'appelle Hou Hsiao-hsien.

 

 Né en 1947 dans la province chinoise du Guangdong, Hou Hsiao-hsien arrive à Taïwan dès l'année suivante, car son père, militaire du Guomintang, suit l'armée. Comme la plupart des familles chinoises arrivées à cette époque sur cette île, la sienne aussi pense pouvoir retourner en Chine assez rapidement. En réalité, la fin tragique de la guerre civile qui se terminera avec la fuite définitive à Taiwan de Chiang Kai-shek, en décidera autrement et enlèvera à tout un peuple l'espoir de revoir la terre natale.

Ce seul épisode suffirait à expliquer l'oeuvre de Hou Hsiao-hsien qui se situe au croisement d'un passé douloureux et d'un présent incertain. D'une part, Hou Hsiao-hsien est un cinéaste profondément chinois, tant ses racines sont imprégnées de la culture traditionnelle chinoise, d'autre part, il revendique la recherche de l'identité taiwanaise ensevelie sous les décombres des différentes occupations subies.

C'est dans ce contexte que s'inscrit l'œuvre de Hou Hsiao-hsien. Ce n'est donc pas étonnant que presque tous ses films soient fondés sur des dichotomies : le passé évoqué par une douce nostalgie qui contraste avec un présent qui montre toute la dureté de la vie ; le monde rural, décalé et paisible, qui s'oppose au monde urbain, moderne et turbulent ; une classe paysanne laborieuse, face à une classe moyenne sophistiquée et manipulatrice. L'évocation du passé, de ses propres souvenirs d'enfance, est une façon de retrouver son présent, un moyen d'arriver à imprimer sur la pellicule la mémoire vive de son pays.  A ce passé nostalgique, Hou consacre l'un de ses plus beaux films, peut-être le plus sensible : Le Temps de Vivre, Le Temps de Mourir (1985), dans lequel il nous offre, entre autres, un portrait très suggestif de la vie rurale à Taïwan.

En outre, l'évocation du passé comporte aussi la recherche de ses propres racines, des repères historiques, de toute la mémoire d'un peuple. Ces thèmes seront la quintessence de la trilogie que Hou Hsiao-hsien consacrera à l'histoire de Taïwan, en particulier à la période comprise entre 1945 et 1950, c'est-à-dire entre la capitulation des Japonais et la prise du pouvoir définitive par les Nationalistes. Le premier volet est La Cité des Douleurs, magnifique Lion d'or au Festival de Venise en 1989. Le film raconte la destruction d'une famille de quatre frères, victimes de la guerre et de la répression politique. Premier film taïwanais tourné en son direct, où une multitude de dialectes chinois coexiste tant bien que mal avec le japonais des occupants, La Cité des Douleurs marque la consécration de Hou dans le panorama cinématographique mondial. Dans le deuxième volet de la trilogie, Le Maître de Marionnettes, Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes en 1993, Hou offre au Maître Li une mémoire cinématographique ; en retour, ce dernier, à travers le récit de sa longue vie, lui permet de partir sur les traces de l’histoire chinoise.

Deux ans après, Hou Hsiao-hsien tourne Good Men, Good Women, autre chef d'œuvre, qui évoque pour la première fois la terrible période de la Terreur blanche des années 50.

Avec son film suivant, Goodbye South, Goodbye (1996), le cinéaste s'éloigne du passé et aborde la société contemporaine. Deux ans après, toujours dans la logique de la dichotomie, Hou reviendra au passé avec Les Fleurs de Shanghai, superbe récit de luttes intestines entre courtisanes et hommes de la haute société de Shanghai, à la fin du XIXième siècle. Chaque scène est un plan-séquence, précis, maîtrisé à l'extrême, dont le spectateur peut suivre l'enchaînement ou bien s'arrêter pour en explorer un détail. Une série d'instantanés que l'on retrouve aussi dans son tout dernier film, Three Times (2005), un triptyque qui est ensemble une évocation autobiographique des années 60, une magistrale reconstruction historique des années 20 et une tranche de vie de la société contemporaine taiwanaise, comme cela avait déjà été le cas pour Millenium Mambo (2002). Même si les trois volets du film sont, encore une fois, riches en références à l'histoire de Taiwan, Three times doit être considéré comme un nouveau départ dans l'œuvre de Hou Hsiao -hsien.

Aujourd'hui, ce grand cinéaste, avec 17 films à son actif, s'affirme comme l'un des plus grands maîtres de l'histoire du cinéma de tous les temps. Certes, nous les Occidentaux, nous sommes toujours déroutés devant ses films où contemplation rime avec composition. Et pourtant, chaque fois, l'engouement critique et l'attente suscitée par ses films ne sont jamais déçus. Peut-être parce que, comme l'a très bien souligné Antoine de Baecque, un film de Hou Hsiao-hsien est “une voie vers la connaissance”, une façon de voyager “au cœur d'une civilisation que nous

maîtrisons peu, mais qui nous attire”. Et sans doute aussi une façon de voyager à travers le cinéma. Le vrai.

 

 

Luisa Prudentino

 


A tribute to Hou Hsiao-hsien

 

The cinema history of a country is hardly separable from its political history. This is specially true for Taiwan. The island has experienced democracy and autonomy in a slow and progressive way. Before 1945, Taiwan was placed under the political and cultural domination of Japan. After the Japanese defeat, the Chinese nationalists took over. Defeated by the Communists in China, the Guomindang army crossed the Detroit of Taiwan and settled on the island, imposing the martial law which will be lifted only in 1987!  The American diplomacy quickly understood how Taiwan could become an allied force in their fight against communism and thus generously financed the economic miracle of the island.

This is how Taiwan looked in the early eighties : a kind of " strange mixing of economic wealth and cultural devastation ", as Wu Nianjian said, the reputed film-maker who has also been the script-writer of several films for Hou Hsiao-hsien. Within such context, once the political climate became more peaceful, the Chinese of Taiwan, among whom most of them had not willingly followed the Nationalists, had forgotten all about their history. They took advantage of the slackening of the  political pressure to question their situation and go back to their own culture. Artistic and literary movements started claiming for a Taiwanese specificity, legitimately concerned to find their own roots. Cinema soon integrated this spirit of rebellion through a group of filmmakers who started what will be called the Taiwanese New Wave.

The film manifesto of this movement is the 3 parts film “The Sandwich Man” (1983) directed by Hou Hsiao-hsien. The difference with the films made up to then is striking : focusing on realism in contrast to the traditional films of the island, the film is shot in real location with non professional actors speaking the Taiwanese dialect. New Taiwanese cinema was born and its great master is Hou Hsiao-hsien.

Born in the Chinese province of Guangdong in 1947, Hou Hsiao-hsien comes to Taiwan one year later, his father being part of the Guomintang military forces had to follow the army. As most of the Chinese families settled on the island at that time, his family also thought they would go back to China rather soon. In reality, the tragic end of the civil war with Chiang ke-shek's definitive escape to Taiwan sealed their fate, depriving them from any hope of returning to their native land.

This sole episode would be enough to explain Hou Hsiao-hsien's work, standing at the crossing of a painful past and an uncertain present. On the one hand, Hou Hsiao-hsien is a Chinese film-maker deeply rooted in the traditional Chinese culture, and on the other hand, he claims the search for the Taiwanese identity buried under

the ruins of successive sustained occupations.

Hou Hsiao-hsien's work is in line with this context. It is therefore not surprising to find a dichotomy as the base of almost all his films : a past recalled with a tender nostalgia in contrast to a present revealing the harshness of life; a rural world, peaceful and out of step, in contrast to an urban world, modern and noisy; a hardworking peasant class in contrast to a sophisticated  manipulative middle-class. His evocation of past and childhood memories is a way to come across present again, a means of filming the living memory of his country. Hou dedicates one of his best films and perhaps the most sensitive one to this nostalgic past, “A Time to live, a

time to die” (1985), where he very suggestively depicts rural life in Taiwan.

Besides, the evocation of past also bears the search for one's roots, for historical milestones and for the whole memory of people. These themes will be the quintessence of Hou Hsiao-hsien's trilogy about Taiwan history, particularly for the period between 1945 and 1950, from the Japanese capitulation to the definitive take over by the Nationalists. The first part entitled “A City of Sadness” is the splendid Gold Lion awarded film at Venice Festival in 1989. The film depicts the destruction of a Taiwanese family with four brothers victims of the war and of the political repression. It was the very first Taiwanese film shot with direct sound, thus allowing a large number of Chinese dialects to coexist with Japanese spoken by the occupying forces. “A City of Sadness” will establish Hou Hsiao-hsien's cinematographic recognition in the world. In “The Puppet Master”, the second part of the trilogy, Hou gives Master Li a cinematographic memory while Master Li gives Hou the story of his life and allows him to retrace the steps of the history of China. The film was awarded the Jury's special prize at Cannes Festival in 1993. Two years later, Hou Hsiao-hsien shoots “Good Men, Good Women”, another masterpiece evoking for the first time the dreadful period of the White Terror in the fifties. With his following film “Goodbye South, Goodbye”(1996), he leaves past and focuses on contemporary society. Two years later, keeping the same scheme of dichotomy, Hou comes back to past with “Flowers of Shanghai”, a splendid narration of the inner conflicts between courtesans and Shanghai high society men, at the end of 19th century.

Each scene is a sequence shot, precise and extremely mastered, allowing the audience to follow the plot or to focus on a specific detail. It is a series of instants also found in his last film “Three Times” (2005), a triptych which is altogether an autobiographical evocation of the sixties, a brilliant historical re-creation of the twenties, and a slice of life of contemporary Taiwanese society, already depicted in “Millennium Mambo” (2002).

Despite the fact that the three parts of the film are rich in historical references, Three Times must be considered as a new departure in Hou Hsiao-hsien's work. Today, the great director with 17 films is acknowledged as one of the greatest masters of the history of cinema of all times. Indeed, we western audience, are still puzzled with his films where contemplation rhymes with composition. Yet, in every new film, our critical passion and our expectation are never disappointed. Perhaps, as it was emphasised by Antoine de Baecque, it is because Hou Hsiao-hsien's films are " a path towards knowledge ", a special journey  through " the heart of a civilisation hardlly mastered by us, but highly attractive. " And without doubt it is also a journey through cinema. The genuine one.

 

Luisa Prudentino

 


                                                                                                                                    
Taiwan
HHH - Un portrait de
Hou Hsiao-hsien
par Olivier Assayas

Réal.               Olivier Assayas
Photo :              Eric Gautier
Montage :         Marie Lecoeur
Son :                   Tu Du-chih
Mixage :            William Flageollet
 avec la participation de
                            Chu Tien-wen
                            Wu Nien-jen
                            Chen Kuo-fu
                            Tu Du chih,
                            Kao She Lin Giang
Production :      AMIP
                            La Sept Arte
                            INA
                            Chinese public
                            Television
                            Hsu Hsiao Ming
                            Films Corporation
                            Arc Light Films
Distributeur :
CQFD - 69 rue Jules Watteeux
59 100 Roubaix
 tél : 03 20 81 02 14
 fax :  03 20 45 18 11
 email : cqfdist@nordnet.fr
1997 - 35 mm - couleur
91 mn - v.o.mandarin.s.t.f.

Dans une sorte de road movie autobiographique, Olivier Assayas parcourt l’île de Taiwan sur les traces du passé et des films de Hou Hsiao-hsien. Celui-ci évoque son adolescence, sa découverte du cinéma pendant son service militaire, la naissance d'une nouvelle vague taïwanaise au début des années 80 et l'évolution de sa carrière. Le portrait s'intéresse également aux proches du cinéaste, comme l'ingénieur du son Tu Du-chih ou la romancière Chu Tien-wen, également scénariste attitrée de Hou Hsiao-Hsien. Le réalisateur dresse aussi le portrait d’un pays et d’une époque.
“Faire ce film aurait été impossible sans sa patience, sa générosité, sa disponibilité. Et son talent ...” O. Assayas
Olivier Assayas travels all over Taiwan and follows in Hou Hsiao-hsien's footsteps, in a kind of autobiographical road movie. Hou Hsiao-hsien recalls his adolescence, his discovery of cinema during his military service, the birth of Taiwanese cinema new wave in the early eighties and the evolution of his work. The film also portrays his close friends such as Tu Du-chih, his sound engineer, or Chu Tien-wen, writer and regular scriptwriter of his films. Olivier Assas's film is also the portrait of a country and of a time.
"It would have been impossible to make this film without Hou Hsiao-hsien's patience, generosity and availability.  And without his talent…" Olivier Assayas.


                                                                                                              
                                         
Taiwan
FENG-KUEI-LAI-TE-JEN 
Les garçons de Fengkuei

Réal.       Hou Hsiao-hsien
 Scén.        Chu Tien-wen
Photo        Chen Kun-hou
Décor        Kim Yoo-jun
Montage   Liao Ching-sung  Musique   Edward Yang  
Interprètes
                    Niu Cheng-tse
                    Lin Hsiu-ling
                    To Tsung-hua
                    Chang Shih
Producteur :
                   Evergreen Film Company
1983         35 mm – couleur – 104mn
                  v.o.mandarin.s.t.f
Inédit
Grand Prix
Festival des 3 continents
Nantes 1983
avec le soutien du Bureau de représentation de Taipei à Paris

Feng Kuei est un paisible village de pêcheurs des îles Penghu où vivent trois jeunes garçons : Ah-ching, Ah-jung et Kuo-tzu. Persuadés d’avoir tué un homme lors d’une bagarre, ils quittent leur île en bateau pour rejoindre la grande ville de Kaohsiung. Malgré une rencontre décevante avec un escroc des villes et des retrouvailles glaciales avec les membres de la famille, les trois jeunes gens persistent dans leur envie d’en connaître plus sur la ville. Ils décident d’y rester , travaillant en usine le jour, profitant de leur jeunesse la nuit.
“Mon intention initiale était vraiment de tourner une histoire d’adolescents. Il est probable que cela a à voir avec ma propre adolescence” Hou Hsiao-hsien.
Feng Kui is a peaceful fishermen village in the islands of Penghu where three young boys live: Ah-ching, Ah-jung and Kuo-tzu.
They are convinced they killed a man in a fight and leave the island in a boat for the big city of Kaohsiung. Despite a disappointing meeting with an urban crook and the cold welcome from their family members, they are still willing to discover the city. They decide to stay back and work in a factory in the daytime, while they live their youth to the full at night.
"My first intention was in fact to make a film about teenagers.
It has probably something to do with my own youth." Hou Hsiao-hsien


                                                                             
                                                                   
Taiwan
DONGDONG DE ZIAQI
Un été chez grand-père

Réal.           Hou Hsiao-hsien
Scénario      Chu Tien-wen
Photo           Chen  Kwen-hou Montage      Klia Chinsong
Musique      Edward Yang  Interprètes Wang Chi-kwang
                      Koo Chuen
                      Mei Fong
                      Lin Hsiao-ling- Production :
Marble Film Production
1984         35 mm - couleur - 102 mn
                  v.o.mandarin.s.t.f.
Grand Prix Festival des 3 continents Nantes 1984
avec le soutien du Bureau de représentation de Taipei à Paris

Leur mère étant gravement malade, deux enfants : Tung-tung, un garçonnet de dix ans et sa petite soeur de cinq ans Pi-yung quittent Taipei pour aller passer quelques semaines chez leur grand-père, dans le centre du pays. Ils s’y rendent en train, accompagnés par leur jeune oncle et sa fiancée. Après quelques incidents de voyage, ils s’installent chez leur grand-père, homme sévère et austère qui chasse le jeune oncle quand il apprend que celui-ci a mis sa fiancée enceinte. Pi-yung échappe de justesse à la noyade. Elle est sauvée par une jeune fille simple d’esprit, qui perd le bébé qu’elle porte après une chute. Il y a aussi les jeux, les baignades.
Un été lumineux, gorgé de soleil et de rires. En apparence seulement, car les jeux et les farces dissimulent des drames insoupçonnés. La mort rôde partout, obsessionnelle, en embuscade dans la pénombre d’une enfance naïvement heureuse et secrètement meurtrie.
A travers le récit des vacances d’un petit citadin à la campagne, à Taiwan, dans la maison de sa famille, Hou Hsiao-hsien trace un portrait tantôt paisible, tantôt violent mais toujours chaleureux et humain de la tradition et des émotions.
Their mother being seriously ill, ten year-old Tung-Tung and his five-year-old sister Pi-yung have to leave Taipei and spend 2 weeks at their grand-father's, in the centre of the country. They travel by train with their young uncle and his fiancee. After a few incidents during their trip, they settle at their grand-father's, an austere and strict man who throws the young uncle out when he realises his fiancee is pregnant. Pi-yung would have drowned herself if she had not been saved by a simple-minded pregnant young woman who loses her child after falling down. They also play games and go swimming. It is a bright summer full of sun and laughter yet, under the appearance of games and jokes, unexpected dramas are hidden. Everywhere, obsessional death lies in ambush, in the darkness of a naively happy and secretly wounded childhood.  

                                               
                                                      
Taiwan
TONG NIEN WANG SHI
Un temps pour vivre,
un temps pour mourir

Réal.         Hou Hsiao-hsien
 Scénario : Hou Hsiao-hsien
                    Chu Tien-wen
Photo         Li Ping-pin
Montage    Wang Chi-yang
Son              Hsin Chiang-sheng Décor          Lin Chung-wen  Musique     Wu Chu-chu
Interprètes Tien Feng
                     Mei Fang
                     Tang Ju-yun
                     Yu An-shun
                     Hsiao Ai
                     Hsin Shu Fen Producteur
                     Central Motion Pictures
Distributeur
                     ASC Distribution
52 rue de Montreuil
75 011 Paris
 tél : 01 43 48 65 13
 fax : 01 43 48 65 49
 e-mail : ascdis@club-internet.fr
1985 -        35 mm - couleur - 145 mn
                    v.o.mandarin.s.t.f..

En 1957, la famille de Ah-Hsiao, vit dans une petite ville du sud de Taiwan, après avoir quitté la Chine continentale en 1948. Elle se trouve prise au piège, coupée de ses racines, quand la victoire des communistes transforme Taiwan en une enclave nationaliste en guerre avec le continent. Le film dépeint l’enfance de Ah-Hsiao (surnommé Ah-ha par sa grand-mère) marquée par les souvenirs de ses parents, les jeux pleins d’insouciance, puis son adolescence agitée, les premiers émois amoureux. Il se termine dans les années soixante, dans la désillusion et le chagrin provoqué par la mort de ses parents. En 1966, la grand-mère dont
Ah-ha était le préféré, meurt à son tour.
Souvenirs d’enfance est le sous-titre du dernier volet de la trilogie autobiographique après Les garçons de Fengkuei et Un été chez grand-père. “Je sentais que je faisais ce film pour parler essentiellement de trois morts qui ont constitué les moments les plus importants de ma vie” Hou Hsiao-hsien.
The Ah-Hsiao family left continental China in 1948 to settle in a small city in south of Taiwan. We are in 1957. The family members feel trapped and cut off from their roots when the communists win and transform Taiwan into a nationalist enclave at war with the continent. The film depicts the childhood of Ah-Hsiao (nicknamed Ah-ah by his grand-mother) filled with the memory of his parents, his games and carefree life followed by an agitated adolescence and the first turmoil of love. It ends in the sixties with the disillusion and sorrow caused by his parents' death. His grand-mother dies in 1966. Ah-ah was her favourite grand-child.
Childhood memory was the subtitle of the last part of Hou Hsiao-hsien's autobiographical trilogy, after “The Boys from  Fengkuei” and “A summer at Grandpa's.”

                                                  
                                                  
Taiwan
LIEN LIEN FENG CHEN
Poussières dans le vent

Réal.          Hou Hsiao-hsien
Scénario      Wu Nien-tchen
                      Tchu Tien-wen
Photo           Li p’ing-pin
Montage      Liao Chin-sung
Son               Sin Kiang-tcheng
                      Yang Kin-ngan-
Musique      Tchen Ming-tchang- Interprètes  Hsin Shu-feng
                       Wang Chien-wen
                       Li Tien-lu
 Producteur
 Central Motion Picture Corporation
1987       35 mm - couleur - 109 mn
                 v.o.mandarin.s.t.f.
avec le soutien du Bureau de représentation de Taipei à Paris

Taiwan, 1965. A Yuan et A Yun, amis d’enfance, habitent un village de mineurs dans la montagne. A Yuan décide d’aller travailler à Taipei et de poursuivre ses études à l’école du soir. A Yun vient le rejoindre et trouve un emploi de couturière. A Yuan change de métier et devient livreur à moto. Le quotidien des deux jeunes gens s’agrémente de petites fêtes, mais le mal du pays est là. Un jour A Yuan reçoit une convocation pour faire son service militaire. Il passe sa dernière soirée en famille et ose avouer à son père qu’il ne s’est pas présenté à l’examen d’entrée à l’université. La vie à l’armée est monotone. Il écrit fréquemment à A Yun.
Elle cesse de lui répondre ...
Avec Poussières dans le vent, c’est la première fois que je me suis découvert des liens aussi forts avec mes acteurs à tel point que ce sont eux, en fait, qui ont déterminé le développement de l’histoire, ma manière de l’exprimer, et même mon style cinématographique” Hou Hsiao-hsien.
Taiwan, 1965. A Yuan and A Yun are childhood friends. They live in a mining village in the mountains. A Yuan decides to leave for Taipei and work while carrying his studies with evening classes. A Yun joins him and finds a job as a dressmaker. A Yuan gets a new job as a motorbike delivery boy. Their daily life is brightened with small pleasures, but both of them miss their home. One day, A Yuan is called to do his national service. He spends his last evening with his family and dares confess to his father that he never took the university entrance exam. His life with the army is monotonous, he often writes to A Yun. She sud-
denly stops to reply to him.
"Dust in the Wind is the first film where I developed such tight relationships with the actors, to the extent that they in fact contributed to the story development and my expression and even to my cinematic language." Hou Hsiao-hsien


                                                                                                              
Taiwan
HAONAN, HAONU
 Good men, good women

al.           Hou hsiao-hsien
Scénario      Chu Tien-wen
Photo           Chen Hwai-en
Montage      Liao-Ching-song
Décor           Liu Li-tsai
Musique      Chen Hwai-en
                      Chiang Hsiao-wen  Interprètes  Annie Shizuka Inoh
                      Lim giong
                      Jack Kao
                      Vicky Wei
                      King Jieh-wen
                      Tsai Chen-nan
Production 3H Films
Distributeur
                       Ciné classic
6 rue de l’école de médecine
75 006 Paris
tél : 01 46 34 82 55
fax : 01 46 34 82 53
e-mail : dwelinski@noos.fr
1995          35 mm - couleur - 108 mn
                   v.o.mandarin.s.t.f.

A Taipei, une jeune  actrice, Liang Ching, est persécutée par un inconnu qui lui faxe des pages de son journal intime qu’il lui a dérobé. Elle commence le tournage d’un film Good men, good women qui raconte l’histoire véridique d’un couple parti de Taiwan à la fin des années trente pour prendre part à la guérilla en Chine contre l’occupant japonais et qui sera arrêté pour subversion politique à son retour dans l’île. Liang Ching s’identifie à l’héroïne de la résistance chinoise. Entre les deux femmes va s’opérer une sorte d’osmose, de va et vient subtil entre 1995 et 1943, entre couleur et noir et blanc, entre destin personnel et mémoire collective.
“De nos jours, nous n’avons plus d’idéaux et de passions. Ce n’est pas parce que nous manquons d’informations ou de savoirs - nous en aurions plutôt trop- mais parce que nous ne savons pas ce que nous devons en faire. Nous pouvons donc prendre le passé comme modèle, et nous en laisser inspirer. Car les gens, eux n’ont pas changé - les circonstances, oui.” Hou Hsiao-hsien
In Taipei, Liang Ching, a young actress, is persecuted by an unknown man who keeps faxing pages of her diary which has been stolen from her. She is starting the shooing of a film entitled "Good Men Good Women" relating the true story of a couple who left Taiwan in the late thirties to join the guerrilla in China and fight the Japanese occupation, and got arrested while coming back to the island, on a charge of political subversion. Liang Ching identifies with the woman of the Chinese resistance. A kind of osmosis links the two women in a subtle to and fro between 1995 and 1943, between colour and black and white, between personal destiny and collective memory.

                                                                                                               
Taiwan
NANGUO, ZAIJIAN, NANGUO  Goodbye South, Goobye

Réal.          Hou Hsiao-hsien
Scénario      Chu Tien-wen
Photo           Li Ping-pin
                       Chen Hwai-en
Montage       Liao Ching-song
Son                Tu Duu-chih
Décor            Hwang Wen-ying
Musique       Lim Giong
Interprètes  Jack Kao
                       Hsu Kuei-ying
                       Lim Giong
                       Anne Shizuka
                       Inoh
                       Hsi Hsiang
                       Lien Pi-tung
                       Kao Ming
                       Vicky Wei
Producteur : 3H Films
Distributeur : MK2
55 rue Traversière
75 012 Paris
tél : 01 44 67 30 80
fax : 01 43 44 20 18
www.mk2.com
1996         35 mm - couleur - 112 mn
                  v.o.mandarin.s.t.f..

Un train s’arrête et repart. Trois jeunes gens en sont descendus : Kao, petit truand, Crâne d’obus et sa copine, Patachou, chanteuse de bar. Des idées et des projets, ils en ont plein la tête : ouvrir un restaurant-discothèque à Shanghai, se lancer dans le trafic de porcs dans le sud de Taiwan. La ville ne leur convient pas. Par contre, ils passent des moments de pur bonheur en virées à moto dans l’île, dans des fiestas autour d’un karaoké, de bons repas à leur motel ou tout simplement en goûtant au plaisir du farniente. Malgré toute leur énergie, leur réussite ne restera qu’un rêve.
Hou Hsiao-hsien dresse un portrait à la fois tendre et ironique de ces trois jeunes antihéros modernes.
“C’est très simple : il faut laisser la vraie vie s’écouler devant la caméra pour que le cinéma reproduise la sensation de la vie. Et c’est la durée qui est déterminante pour ressentir le goût de la vraie vie” Hou Hsiao-hsien.
A train stops and starts again. Three young men have walked out : Kao, a small mobster, Shell Skull and Patachou, his girlfriend who sings in a bar. They have plenty of ideas and projects: to open a disco restaurant in Shanghai, to start a pork business in south of Taiwan. The city is not meant for them, what they really enjoy is to bike on the island and rave it up in karaoke bars, have good food in their motel or simply lounge about. Despite their energy, their success remains a dream. With tenderness and irony, Hou Hsiao-hsien depicts the lives of three young antiheros of modern times.
"It is quite simple: one should allow real life to happen in front of the camera so that cinema reproduces the sensation of real life, and duration is decisive to feel the taste of real life." Hou Hsiao-hsien


                                                                                                         
Taiwan
HAI SHANG HUA
 Les fleurs de Shanghai

Réal.            Hou Hsiao-hsien
Scénario        Chu Tien-wen
Photo             Mark Lee Ping-pin
Montage        Liao Ching-song
Son                 Tu Du-chih
Décor             Hwang Wen-ying
Musique        Yoshihiro Hanno
Interprètes    Tony Leung
                         Michiko Hada
                         Michèle Reis
                         Carina Lau Ka Ling
                         Jack Kao
                         Wei Hsiaohui        
                          Rebecca Pan Wan
                          Ching
Producteur     3H Films
 
Distributeur
ARP Sélection
13 rue Jean Mermoz
75 008 Paris
tél : 01 56 69 26 00
fax : 01 45 63 83 37
e-mail : afk@arpselection.com  www.arpselection.com
1998          35 mm - couleur - 124 mn
                    v.o.mandarin.s.t.f.
Sélection Officielle Cannes 1999

Les fleurs de Shanghai, c’est le nom que l’on donnait, dans la Chine de la fin du XIX° siècle, aux courtisanes des Maisons de Fleurs situées dans les concessions étrangères. Les bordels étant interdits à l’élite chinoise, ces maisons luxueuses étaient les seules où pouvaient se rendre riches marchands et hauts fonctionnaires. Ils allaient, eux qui connaissaient les mariages arrangés et les épouses soumises, y chercher, non pas de simples aventures sexuelles, mais luxe suprême, l’expression des sentiments et de l’amour. Ces maisons closes, fermées à l’extérieur, offraient d’autres rites, un autre langage, établis cette fois par les femmes ; un autre monde pour échapper provisoirement à la pression sociale, aux responsabilités contraignantes, par la relaxation, l’opium, le mahjong et l’amour.
A l’origine du film, un roman de Han Ziyun publié en 1894. Du roman relativement médiocre, riche d’une centaine de personnages, Hou Hsiao-hsien a préféré plutôt que de raconter une histoire linéaire, suggérer une ambiance et centrer le propos sur trois prostituées emblématiques : l’une est mercantile, l’autre amoureuse et la dernière veut s’é-
manciper.
In China, at the end of the nineteenth century Shanghai Flowers was the name given to the courtesans of the House of Flowers located in the area of the foreign concessions. Whore houses were forbidden to the Chinese elite and these luxury houses were the only places for rich merchants and high dignitaries. In the context of arranged marriages and submissive wives, they would go to these houses not for sheer sexual relationships, but to afford the supreme luxury of getting the expression of feelings and love. These special brothels were closed to the world outside and offered rites and ways established by women ; they were another world to momentary escape the social pressure and oppressive constraints through opium, mahjong and love.

                                                                                                                                                                
Taiwan
QIANXI MANBO
 Millenium Mambo

Réal.            Hou Hsiao-hsien
Scénario        Chu Tien-wen
Photo             Li Ping-pin
                        Chen Hwai-en 
Montage        Liao Ching-song
Son                 Tu Duu-chih
Musique        Lim Giong
                        Yoshihiro Hanno
Interprètes    Shu Qi
                        Kao Jack
                        Tuan Chun-hao
                        Takeuchi Jun
                        Takeuchi Ko
                        Niu Chen-er
                        Kao Kuo-gang
                        Chen Yi-hsuan Producteur    3H Films
                         Paradis Films
                         Orly Films
                         Sinamovie.com
Distributeur   Océan Films
40 avenue Marceau
75 008 Paris
tél : 01 56 62 30 30
fax : 01 56 62 30 40
e-mail : ocean@ocean-films.com www.ocean-films.com
2001          35 mm - couleur - 115 mn
                    v.o.mandarin.s.t.f..
Sélection Officielle Cannes 1999

Vicky est partagée entre deux hommes : Hao-hao et Jack. La jeune femme s’occupe le soir des relations publiques d’une boite de nuit pour les aider tous les deux. Hao-hao ne la perd pas des yeux, qu’elle travaille ou non. Il vérifie ses comptes, ses factures de téléphone, les messages de son portable et même son odeur pour savoir ce qu’elle fait en son absence. Elle ne le supporte plus et décide de s’enfuir. Hao-hao la retrouve et la supplie de revenir. Elle décide de le quitter quand son compte en banque sera vide. Jack investit dans différentes affaires. Vicky s’est déjà réfugiée chez lui à deux reprises. Une relation plus intime commence à prendre forme...
“En regardant les jeunes autour de moi, je trouve que leurs cycles et rythmes de naissance, d’âge, de maladie et de mort évoluent beaucoup plus vite que ceux de ma génération. C’est vrai surtout parmi les jeunes filles : elles sont comme des fleurs, elles fanent presque tout de suite après avoir fleuri.” Hou Hsiao-hsien
Vicky is split between two men: Hao-hao and Jack. The young woman looks after the public relations of a night club to help them. Hao-hao always keeps a close eye on her, whether she works or not. He checks all her accounts, telephone bills and messages on her mobile, and even checks her smell to find out what she has done in his absence. She cannot bear it anymore and decides to leave him. Hao-hao finds her and begs her to stay with him. She decides to leave him when his bank account is empty. Jack has invested in various businesses. Vicky already took shelter at his place twice. Their relationship is becoming more intimate …


                                                                                                                                  
Taiwan

KÖHI JIKOU - Café Lumière


Réal.            Hou Hsiao-hsien
Scénario        Chu Tien-wen
Photo             Lee Ping-pin
Montage        Liao Ching-song
Son                 Tu Du-chih
Décor             Hwang Wen-ying
Chanson        Hototo Yo
Interprètes    Hitoto Yo
                        Asano Tadanobu
                        Hagiwara
                        Masato
                        Kobayashi Nanji
                        Yo Kimiko
Producteur   Shochiku Co Ltd
                        Asahi Shimbun
                        Sumitomo Corporation
Distributeur
                        Diaphana Distribution
155 rue du faubourg St Antoine
75 011 Paris
tél : 01 53 46 66 66
fax : 01.53 46 62 29
e-mail : diaphana@diaphana.fr -
www.diaphana.fr
2003         35 mm - couleur - 109 mn
                    v.o.japonaise.s.t.f.

Yoko, jeune journaliste japonaise revient d’un séjour à Taïwan. Elle rend visite à son ami Hajime, libraire dans le quartier des bouquinistes de Tokyo. Garçon silencieux, Hajime aime enregistrer le bruit des trains qui traversent la ville. Il aide Yoko dans ses travaux de recherche sur le compositeur autodidacte taïwanais Jiang Wenye qui vécut au Japon. Ensemble, ils déambulent dans Tokyo et s’arrêtent dans les cafés que fréquenta le musicien. Yoko a été élevée par son oncle dans l’île d’Hokkaido. Après une longue séparation, elle se rend à Takasaki où vit son père et sa nouvelle épouse. Au détour d’une conversation, elle leur apprend qu’elle est enceinte et que le père de l’enfant est taïwanais.
Café Lumière est un hommage à Ozu Yasujiro. Ce film de commande de la grande compagnie japonaise Shoshiku pour fêter le centenaire de la naissance d’Ozu a été tourné au Japon, avec des acteurs japonais, en japonais.
“Jamais je n’aurais imaginé avoir un jour une telle chance”. HHH
Yoko, a young Japanese journalist, has come back from her stay in Taiwan. She meets her friend Hajime who holds a bookshop in the second-hand booksellers' area in Tokyo. Hajime is a silent boy who likes to record the sound of trains crossing the city. He helps Yoko in her research about self-taught Taiwanese composer Jiang Wenye who lived in Japan. Together, they wander about in Tokyo and stop in the cafes where the musician used to go. Yoko was brought up by her uncle in the Hokkaido Island. After a long separation, she goes back to Takasaki where her father lives with his new wife. During their conversation, she tells them she is pregnant and the child's father is Taiwanese. “Café Lumière” is a tribute to Ozu Yasujiro. The film was an order from the great Japanese firm Shoshiku for the celebration of Ozu's birth centenary. It was entirely shot in Japan, with Japanese actors speaking only Japanese.

                                                                                                                                                                   
Taiwan
ZUI HAO DE SHI GUANG
 Three times

Réal. Hou Hsiao-hsien
Scénario        Chu Tien-wen
Photo             Mark Lee Ping-pin
Montage        Liao Ching-song
Son                 Tu Du-chih
Décor             Hwang Wen-ying Interprètes    Shu Qi
                        Chang Chen
                        Mei-Fang
                        Di-Mei
                        Liao Su-jen
                        Chen Shih-shan
                        Lee Pei-hsuan  Producteur   Sinomovie Co.Ltd
                       Paradis Films
                       Orly Films 
Distributeur
                      Océan Films
40 avenue Marceau
75 008 Paris
tél : 01 56 62 30 30
fax : 01 56 62 30 40
e-mail : ocean@ocean-films.com- www.ocean-films.com
2005          35 mm - couleur - 115 mn
                     v.o.mandarin.s.t.f..

Trois époques, trois histoires, 1966, 1911, 2005, incarnées par le même couple de comédiens. Ce conte sentimental évoque ainsi la triple réincarnation d'un amour infini ... 1966, Kaohsiung, le temps des amours :  Chen tombe amoureux de May, rencontrée dans une salle de billard. Mais il doit partir faire son service militaire. 1911, Dadaocheng, le temps de la liberté : une courtisane est éprise d'un révolutionnaire qui la néglige, préférant se consacrer à ses activités politiques. 2005, Taipei, le temps de la jeunesse : Jing, jeune chanteuse épileptique, vit une aventure avec une femme, Micky. Employé dans une boutique de photos, Zheng trompe Blue, sa petite amie, avec Jing. Quel avenir attend ces quatre jeunes gens ?
“Nos vies sont pleines de fragments de souvenirs. Nous ne pouvons pas les nommer, ni les classer, et ils n’ont pas une grande importance. Ils demeurent cependant inscrits dans notre mémoire, inaltérables”.
Three times, 1966, 1911, 2005 ; three stories played by the same couple of actors. The film is a sentimental tale evoking the triple reincarnation of an infinite love … 1966 is a time for love in Kaohsiung : Chen falls in love with May he met in a billiard room, but he has to leave for his military service. 1911 is a time for freedom in Dadaocheng: a courtesan falls in love with a revolutionary who neglects her, preferring his political activities to her. 2005 is a time for youth in Taipei: Jing is a young epileptic singer having an affair with Micky, another woman, while Zheng who works in a photo shop is unfaithful to his girlfriend Blue, with Jing. What does future hold for these four young people ?

                                                                                                                                          
Taiwan
QINGMEI ZHUMA
Histoire de Taipei

Réal. Edward Yang
Scénario      Edward Yang
                      Chu Tien-wen
                       Hou Hsiao-hsien
Photo            Yang Weihan
Montage      Wang Jiyang
                       Song Fanzhen
 Son               Tu Du Chih  
Interprètes   Hou Hsiao-hsien
                       Cao Qin
                       Hou Xiaoxian
                       Wu Nianzhen
                       Lin Hsiu-ling
Production  Tang I-Hwa
                      Gin Hwa Production
1985           35 mm - couleur - 115 mn
                     v.o.mandarin.s.t.f
Inédit
avec le soutien du Bureau de représentation de Taipei à Paris

Chin est devenue l’assistante personnelle d’une femme d’affaires. Cette promotion l’incite à quitter le foyer familial et s’installer dans un appartement bien à elle. Lon, son ami de longue date, n’a jamais fait grand chose de bien dans  sa vie. Il rêve de s’installer aux Etats-Unis. Il a tendance à vivre replié sur le passé et s’accroche à sa passion d’adolescent pour le base-ball. Suite au rachat de sa société par un grand groupe, Chin démissionne. Elle réalise à quel point il lui est difficile d’échanger avec Lon. Celui-ci a gardé contact avec Gwan une amie d’enfance dont le mariage bat de l’aile. Les jours et les semaines passent à Taipei, cette ville qui connaît d’importants changements sociaux et économiques. La tension contenue entre Chin et Lon éclate.
Hou Hsiao-hsien est l’un des scénaristes de ce film d’un autre grand réalisateur taïwanais Edward Yang. Il en est également l’acteur principal.
Chin has become the personal assistant of a business woman. This promotion pushes her to leave her parents' home and get her own flat.
Lon is an old friend who has not done much in his life. He is inclined to live secluded in past, hanging to his adolescent passion for baseball. Chin has to resign after her company is bought by a large financial group. She realises how difficult it is to communicate with Lon. Lon is in touch with a childhood friend whose wedding has fallen off. Days and weeks slip by in Taipei, a city of important social and economical changes. The tensed relationship between Chin and Lon breaks out.
Hou Hsiao-hsien is one of the scriptwriters of this film by great Taiwanese director Edward Yang. He is also one of the main actors in the film.

                                                                                                                                                                    
Taiwan

YOUMA CAIZI - Ah Fei


Réal.              Wan Jen
Scénario         Liao Huiying
                          Hou Hsiao-hsien
Photo               Lin Zanting
Montage          Liao Qingsong Musique          Cai Zhengbin Interprètes      Ko I-cheng
                           Chen Qioyan
                           Li Shuping
                           Lai Denan
                           Tarcy Su
                           Yan Zhengguo
                           Dan Yang 
Production       City Films Ltd
1983          35 mm - couleur - 110 mn
                    v.o.mandarin.s.t.f
Inédit
avec le soutien du Bureau de représentation de Taipei à Paris

Fille d’une riche famille, Hsin-Chin épouse un jeune homme pauvre et donne naissance à plusieurs enfants dont une fille : Ah Fei. En dépit de difficultés financières et de l’infidélité de son mari, elle continue à tenir son rôle de femme traditionnelle indulgente envers son fils, sévère avec sa fille. Tout en grandissant dans cet environnement, Ah Fei demeure néanmoins compatissante avec ses parents. En tant que femme moderne et instruite, elle refuse de succomber au fatalisme de sa mère et épouse l’homme qu’elle aime.
Hou Hsiao-hsien est co-scénariste de ce film.
Hsin-Chin, the daughter of a rich family, has married a poor young man and given birth to several children among whom a daughter named Ah Fei. Despite her critical financial situation and the unfaithfulness of her husband, she keeps her role as a traditional woman being indulgent with her sons, but strict with her daughter. Ah Fei grows up in this environment and yet feels great compassion for her parents. When she becomes a modern educated woman, she refuses to succumb to her mother's fatalism and marries the man she loves.
Hou Hsiao-hsien is the co-scriptwriter of this film.

 

 

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