Regard sur le cinéma chinois

Regard sur le cinéma chinois

                             

Chine

MALU TIANSHI

Les anges du boulevard

Yuan Muhzi

Réal.      Yuan Muhzi

Scén.       Yuan Muhzi

Photo      Wu Yinxian

Mont.      Qian Xiaozhang

Décor      Ma Yuhong

Mus         He Luting

Int.          Zhao Dan

                Wei Heling

                Zhou Xuan

                Zhao Huishen

                Chen Yiting

                Liu Jinyu

                Feng Zhicheng

                Qian Qianli

Prod.   

Compagnie Mingxing

Dist.

Boomerang Productions

20 rue de la glacière

75 013 Paris

tél : 01 43 36 95 00

fax : 01 47 07 50 12

e-mail : boomerangprod@

infonie.fr

1937       35 mm

                n & b, 100 mn

                v.o.s.t.f.

Dans les bas fonds de Shanghai dans les années 30, le jeune trompettiste Chen tombe amoureux de Xiao Hong, réfugiée de la Mandchourie occupée par les Japonais, chanteuse dans une auberge. Chen et sa bande de copains (bohêmes comme lui, un jeune coiffeur, un étudiant, un mendiant) aident Xiao Hong et sa soeur prostituée, Xiao Yun, à s’échapper des mains de la pègre. Celle-ci les rattrape et Xiao Yun sauve  sa petite soeur au prix de sa propre vie.

Cette histoire n’est pas misérabiliste. Tout en opposant ces malheureux à la pègre et aux riches, Yuan Muhzi évite l’écueil du manichéisme.

Des amours qui se croisent sur fond de misère, des acteurs représentatifs du cinéma chinois, un jeune réalisateur de vingt-huit ans pour un film tourné en 1937, deux ans après le premier film sonorisé en Chine, Les anges du boulevard sont un chef d’oeuvre non seulement du premier âge d’or du cinéma shanghaien, mais de tous les temps.

In the 30ies, Chen is a young trumpet player living in the seedy parts of Shanghai. He falls in love with Xiao Hong, a young refugee from Manchuria now occupied by the Japanese. Xiao Hong sings in a inn for a living. Chen and his bohemian friends (a young hair dresser, a student and a beggar) help Xiao Hong and her sister Xiao Yun, a prostitute, to escape the criminal underworld. They are nevertheless caught and Xiao Yun saves her younger sister at the cost of her own life.

This is not a story dwelling on sordid reality. While opposing the poor to the underworld and to the rich, Yuan Muzhi does not fall in the trap of Manicheism. Love stories take place with a background of misery, actors are typical of Chinese cinema, and a 28 year-old director shoots a film in 1937, two years after the first Chinese talkie. “ Angels of the boulevard ” is a masterpiece, not only in the early golden age of Shanghai cinema, but also in cinema from all times.

Yuan Muhzi est né en 1909 à Ningbo dans la province de  Zhejiang. Il s’intéresse d’abord au théâtre. En 1930, il part pour Shanghai et devient un acteur réputé, auteur des pièces qu’il joue. En 1934, il entre aux studios Diantong, puis aux studios Mingxing. De 1940 à 1946, il est en URSS. En 1949, il devient rédacteur du Bureau du cinéma. Il quitte ce poste en 1954 et décède en 1978.

Filmographie

1935 : Scènes de la vie

            urbaine

1937 : Les anges du boule-

            vard

1939 : Yan’an et la huitiè-

            me armée de libéra-

            tion(doc)

 


                             

Chine

SAN MAO LIU-LANG-JI

San Mao le petit vagabond

Zhao Ming

Yan Gong

Réal :  Zhao Ming

             Yan Gong

Scén.    Yang Han-sheng

Photo   Zhu Jin-ming

             Han Zhong-liang

Mont.   Fu Zhen-Yi

Mus.    Wang Yun-jie

Int.      Wang Long-ji

             Cheng Mo

             Su Hong

             Qian Fong

             Guan Hong-da

Prod.    Studios Kunlun

Dist.

Boomerang Productions

20 rue de la glacière

75 013 Paris

tél : 01 43 36 95 00

fax : 01 47 07 50 12

e-mail : boomerangprod

@infonie.fr

1949    35 mm   

             n & b, 74  mn

             v.o.s.t.f.

San Mao (“Trois petits poils” en chinois) est un jeune orphelin qui doit affronter le froid et la faim. Tout comme ses petits camarades, il essaie de gagner quelque argent en faisant des petits boulots (vendre des journaux, aider les pousse-pousse, ramasser des mégots ...). Mais il se fait exploiter par la pègre. Il réussit à s’intégrer à une bande de gamins tout aussi miséreux que lui mais très chaleureux. Le jour de la fête de l’enfance, il réalise qu’il existe deux sortes d’enfants, les riches et les autres et bien sûr, il fait partie de cette deuxième catégorie. Il vit avec un couple de voleurs qui, contre nourriture et vêtements lui demandent de voler. Après un épisode burlesque dans un grand magasin, il parvient à leur échapper. N’en pouvant plus, il décide de se vendre à une famille riche sans héritier. Il n’y est pas heureux et lors d’une fête donnée par ses parents adoptifs, il  invite tous ses copains de la rue. Il les rejoindra.

Mai 1949, les soldats communistes entrent à Shanghaï. Pour San Mao

et ses camarades, c’est l’espoir.

San Mao est le héros d’une bande dessinée très célèbre en Chine de Zhang Luo-ping. Les réalisateurs veulent dénoncer la dégénérescence de la socité chinoise et la misère qui en découle. Le film, tourné avec beaucoup d’amour et de compassion pour les pauvres est plein d’humour et de dérision. A cause de la censure, il ne pourra être terminé qu’en août 1949 après la victoire des communistes.

San Mao, which means ‘three short hairs’ in Chinese, is a young orphan who often has to suffer hunger and cold. Like his young friends, he tries to make a living with odd jobs (selling newspapers, helping rickshaws, picking up cigarette butts ...) but the underworld exploits him. He joins a group of young children who are as miserable as him, but very warm. On the celebration Day of Childhood, he realises there are two kinds of children, the rich ones and the others, and he belongs to the last category. He is living with a couple of thieves who give him food and clothing provided that he steals for them. Having no other way, he decides to sell himself to a childless rich family. Yet, he is not happy and during a party organised by his adoptive parents, he invites all his former friends from the street. He finally joins them. In May 1949, the communists soldiers enter Shangai. For San Mao and his friends, they are a new hope.

San Mao is the hero of the Chinese well known comic strip in Zhang Luo-ping China. The directors want to denounce the degeneration of Chinese society and its consecutive misery. The film, shot with a lot of love and compassion for the poor, is full of humour and derision.

 

 


                           

Chine

WUYA YU MAQUE

Corbeaux et moineaux

Zheng Junli

Réal.      Zheng Junli

Scén.       Chen Baichen

Photo      Miao Zhenhua

                 Hu Zhenhua

Mont.      Wu Tingfang

Cost.        Cao Ming

Son          Li Liehong

                 Wu Hua

Mus.        Wang Yunjie

Int.           Zhao Dan

                 Wu Yin

                 Wei Heling

                 Sun Daoling

                 S. Yunzhu

                 Li Tianji

                 H. Zongying

Prod.      

Kunlun Film Company

Dist.

Boomerang Productions

20 rue de la glacière

75 013 Paris

tél : 01 43 36 95 00

fax : 01 47 07 50 12

e-mail : boomerangprod@

infonie.fr

1949      35 mm

               n & b, 115 mn

               v.o.s.t.f.

Fin 1948, l’armée communiste est sur le point de renverser le régime du Guomindang. Au deuxième étage d’un immeuble de Shanghai habitent Hou Yibo, personnalité en vue, et son arrogante maîtresse Yu Xiaoying. Ils louent les étages inférieurs à Hua Jiezhi, sa femme, sa fille, Petit bossu un colporteur, sa femme et ses enfants et Kong Youwen, ancien propriétaire de l’immeuble, aujourd’hui employé dans un journal. Un matin, les locataires sont informés sans ménagement que Hou Yibo veut vendre l’immeuble et qu’ils doivent quitter immédiatement les lieux. Chacun va avoir une stratégie différente : tenter de trouver un logement ailleurs, amadouer le propriétaire, lui tenir tête. Unis, ils résistent et Hou Yibo fuit en catastrophe la ville, avec sa maîtresse, quand éclate la révolution, emportant avec lui tout ce qu’il peut.

Le film commencé en 1948 est tourné presque dans la clandestinité, sur un script faux. Il ne pourra être terminé qu’en 1949.

Corbeaux et Moineaux est un film néoréaliste avant la lettre. Son réalisateur, qui connaîtra de graves problèmes pendant la Révolution Culturelle, réussit à prendre le pouls d’une situation sociale et historique en direct, tout en s’attachant à ses personnages, pas du tout manichéens, humains tout simplement, et cela avec tendresse et humour.

In 1948, the communist army is about to defeat the Guomindang regime. Hou Yibo, a well known man, lives in Shanghai with Yu Xiaoying, his arrogant mistress, on the second floor of a building. They rent the other floors to Hua Jiezhi, his wife and daughter, to a hunchbacked peddler, his wife and children, and to Kong Youwen, the former owner of the building now working for a newspaper. One morning, the tenants are told that Hou Yibo is selling the building and that they must leave at once. Each of them uses different strategies, some decide to find a place elsewhere, some try to cajole the owner while others try to stand up to him. They get united and resist. When the revolution breaks out, Hou Yibo has to flee from Shanghai, with his mistress and whatever he manages to save. Started in 1948, the film was shot almost underground with another script and could be completed only in 1949.

“ Crows and Sparrows ” is a neorealist film, even before the expression existed. The director, who had to face serious problems during the Cultural Revolution, has captured the pulse of a social and historical situation, and, with tenderness and humour, he has portrayed characters who are not at all Manichean, but simply human beings.

Zheng Junli est né en 1911 dans la province de Canton. En 1928, il entre à la société dramatique de Chine du Sud et est acteur de théâtre. Dès 1932, il joue dans de nombreux films de la linhua. En 1940, il réalise Vive la Nation et des films documentaires. Il poursuit sa carrière en tant que scénariste de films de fiction et documentaires. Victime de la révolution culturelle, il

meurt en prison en 1969.

Filmographie sélective

1940: Vive la nation

1947 : Les larmes du

            Yangzi

1949 : Corbeaux et moi

            neaux

1954 : Song Jingshi

1959 : Nie Er

            Lin Zexu

1961 : L’arbre prend vie

                  


       

Chine

NULAN WUHAO

La basketteuse n° 5

Xie Jin

Réal.   Xie Jin

Scén.    Xie Jin

Photo   Huang Shaofen

              Shen Xilin

Décor   Wang Yuebai

Mont.   Wei Chunbao

Mus.     Huang Zhun

Int.        Liu Qiong

              Qin Yi

              Cao Qiwei

              Yu Mingde

              Cui Zhaoming

              Wang Qi

Prod.    Studios Tianma

              de Shanghai

1957     35 mm

             couleur, 93 mn

             v.o.s.t.f.

Inédit

Avec le soutien de l’Ambassade de Chine

à Paris

Tian Zhenzhua est entraîneur de l’équipe féminine de basket. Il découvre qu’une des jeunes filles qu’il entraîne Lin Xiaojie est la fille de Lin Jie. 18 ans plus tôt, Tian Zhenzhua, champion de basket, est fiancé à Lin Jie. Le patron de l’équipe est le père de sa promise. Un jour, il refuse d’entrer dans la combine, pourtant courante, de faire perdre son équipe au profit de celle de marins américains. Non seulement il est tabassé, mais il perd sa fiancée qui est mariée à un autre et il doit renoncer au basket. Lin Jie a eu une fille et est séparée de son mari. Les anciens amants sont heureux de se retrouver. Grâce à l’attention toute particulière de Tian et aux encouragements qu’il lui prodigue, Lin Xiaojie fait de gros progrès et malgré la réticence de son ami Tao, entre à l’Université des Sports. Elle devient le jeune espoir du basket chinois et représente son pays à l’étranger.

Tian Zhenzhua is training the feminine team of basket. He soon discovers that Lin Xiaojie, one of the young woman of the team, is actually Lin Jie’s daughter. 18 years before, Tian Zhenzhua was a champion of basket and he was engaged to Lin Jie. One day, he refused the well know trick of making one’s own team loose in favour of the American Marines’ team. He was not only seriously beaten, but he also lost his fiancee who got married to another man. He had to give up basket. Lin Jie had a daughter and separated from her husband. The former lovers are happy to meet again. Thanks to Tian’s advises and support, Lin Xiaojie soon progress and despite her friend Tao’s reluctance, she decides to join the University of Sports. She has become the promising young player of Chinese basket and represents her country abroad.

Xie Jin est né en 1923 à Shaoxing. Il étudie à l’école spéciale d’art dramatique de Jiang’an et devient l’assistant de Wu Renzhi, Zheng Xiaoqiu et Shi Hui. Il réalise ensuite ses propres films.

Filmographie sélective

1954 : Une crise

            Rencontre sur le

             pont des orchidées

1955 : Printemps au pays

            des eaux

1958 : Huang Baomei

 1960 : Le détachement

             féminin rouge

1965 : Soeurs de scène

1975 : La baie des rochers

1977 : La jeunesse

1982 : Le gardien de trou-

            peau

1986 : La ville des hibiscus

1997 : La guerre de

            l’opium

                     


      

Chine

LINJIA PUZI

La Boutique de la famille Lin

Shui Hua

Réal.       Shui Hua

Scén.         Xia Yan

Photo        Qian Jiang

Décor        Chi Ning

Mus.          He Shide

Int.            Xie Tian

                   Ma Wei

                   Yu Lan

                   Zhao Ziye

                   Chen Shu

Prod.       

Studios de Pékin

1959         35 mm

                  couleur, 84 mn

                  v.o.s.t.f.

Inédit

Avec le soutien de l’Ambassade de Chine

à Paris

Septembre 1931. Le Japon envahit la Mandchourie. La nouvelle provoque le boycott des marchandises japonaises ce qui n’arrange pas les affaires du boutiquier Lin qui ne vend pratiquement que cela. Quelques étiquettes “made in China”, quelques pots de vin, lui permettent toutefois d’écouler son stock. De plus, de nombreux réfugiés fuyant la guerre arrivent, lui permettant de réaliser de très bonnes affaires. Il n’est malgré tout qu’un petit boutiquier qui n’a pas tous les atouts pour lutter contre plus gros que lui. Des concurrents jaloux font courir des rumeurs. Il est assailli par ses créanciers. On lui propose un marché : il donne la main de sa fille au chef de la police et on le laissera en paix. Il refuse et est immédiatement arrêté. Sa famille réunit toutes les économies pour obtenir sa libération. Mais même libre, il est perdu. On ne lui fait pas crédit. Il se sauve avec sa fille. La boutique est envahie par les créanciers. Le chef de la police, furieux de la trouver vide, fait tirer dans la foule.

Dès 1933, Xia Yan, scénariste, avait l’intention de porter à l’écran la nouvelle de Mao Dun. Il ne pourra réaliser son projet que 25 ans plus tard.

We are in September 1931, Japan has invaded Manchuria. The news has provoked the boycott of Japanese goods and this is bad business for Mr Lin, the shop keeper who sells mostly these goods. Yet, a few labels " made in China ", and a few bribes help him to sell off his stock. Besides, there are many new clients, refugees from the war, who are good business for him. Yet, he is but a small shop keeper unable to fight bigger opponents. Jealous rivals are spreading rumours. He is assaulted by creditors. One day, he is proposed a deal : to marry his daughter off to the chief of the police in order to have peace. He refuses and is immediately arrested. His family gathers all their belonging to set him free. Yet, even free, he is lost. No one is ready to give him credit. He runs away with his daughter. The shop is taken by the creditors and the chief of the police is so angry to find it empty that he orders to fire at the people.

Script-writer Xia Yan, had been wanting to adapt Mao Dun’s short story since 1933. He finally did it 25 years later.

Shui Hua est né en 1916. D’abord metteur en scène de théâtre, il entre aux studios du nord est en 1949 puis aux studios de Pékin.

Il met en scène La Fille aux cheveux blancs, grand succès tant en Chine qu’à l’étranger. Après la révolution culturelle, il tourne à nouveau plusieurs films.

 


                         

Chine

HONGSE NIANGZIJUN

Le détachement féminin rouge

Xie Jin

Réal.   Xie Jin

Scén.     Liang Xin

Photo    Shen Xilin

Décor    Zhang Hanchen

Mont.   Wei Chunbao

Mus.     Huang Zhun

Int.        Zhu Xijuan

              Wang Xinggang

              Chen Qiang

              Niu Ben

              Xiang Mei

Prod.     Studios Tianma

1961      35 mm

              couleur, 141 mn

              v.o.s.t.f.

Avec le soutien de l’Ambassade de Chine

à Paris

Le détachement féminin rouge est une compagnie communiste composée exclusivement de femmes dans l’île de Hainan. En 1930, Nan Batian, propriétaire terrien, a tué le père de Wu Qionghua, son esclave. Celle-ci lui voue une haine féroce. Elle n’a qu’une obsession, s’enfuir. A chaque tentative, elle est reprise et jetée dans un cachot sombre rempli d’eau. Hong Changqing, agent du parti communiste, déguisé sous les traits d’un riche Chinois d’outre-mer, prend pension chez Nan Batian. Témoin des tortures infligées à Qionghua, il l’aide à s’enfuir et la confie au détachement féminin rouge.

Malgré les consignes, elle n’a qu’une idée en tête, se venger, et un jour elle tire sur son maître. Ses camarades lui apprennent que faire la révolution ne consiste pas à assouvir sa vengeance mais à lutter pour l’ensemble des prolétaires. Petit à petit, sous l’influence de ses compagnes mais aussi de Hong, son sauveur, elle va devenir une combattante exemplaire.

Le film a reçu trois récompenses au Prix des Cents Fleurs, créé en 1962.

The Red Feminine detachment is a communist company exclusively made of women from the Island of Hainan. In 1930, Nan Batian, a land owner, kills Wu Qionghua ‘s father. Wu Qionghua is his slave, and from then, she starts hating him. She is obsessed by the idea to run away. At every attempt, she is caught and locked up in a dark place full of water. Hong Changqing, an agent of the Communist Party, comes to Nan Batian under the disguise of a rich oversee Chinese man. Witnessing Qionghua’s tortures, he helps her to flee and introduces her to the Red Feminine detachment.

Despite orders, she is obsessed with the desire to take revenge and fire at her master. Her comrades teach her that revolution does not consist in satisfying one’s desire of vengeance, but in fighting together against land owners. The influence of her comrades and of Hong, her saviour, gradually turns her into an exemplary combatant.

The film got the Hundred Flowers Award which was created in 1962.

 

Xie Jin est né en 1923 à Shaoxing. Il étudie à l’école spéciale d’art dramatique de Jiang’an et devient l’assistant de Wu Renzhi, Zheng Xiaoqiu et Shi Hui. Il réalise ensuite ses propres films.

Filmographie sélective

1954 : Une crise

            Rencontre sur le

            pont des orchidées

1955 : Printemps au pays

            des eaux

1957 : La basketteuse n° 5

1958 : Huang Baomei

1960 : Le détachement

            féminin rouge

1965 : Soeurs de scène

1975 : La baie des rochers

1977 : La jeunesse

1982 : Le gardien de trou-

            peau

1986 : La ville des hibiscus

1997 : La guerre de

            l’opium

                       


                        

Chine

ZAOCHUN ERYUE

Février, printemps précoce

Xie Tieli

Réal.      Xie Tieli

Scén.       Xie Tieli

d’après une nouvelle de Rou Shi

Photo      Li Wenhua

Décor      Chi Ning

                Xiao Bing

Mont.      Qi Yulin

Mus.       Jiang Dingxian

Int.          Sun daolin

                Xie Fang

                S. Yunzhu

                Gao Bo

                Fan Xuepeng

                Wang Pei

                Liu Zhao

1963       35 mm

                couleur, 90 mn

                v.o.s.t.f.

Inédit

Avec le soutien de l’Ambassade de Chine

à Paris

Pendant les années 20, Xiao Jianqiu, jeune intellectuel calme et réfléchi, se réfugie au calme dans un village où il obtient un poste d’enseignant. Sur le bateau, il fait la connaissance de la veuve d’un ancien condisciple décédé pendant la Révolution de 1911. Touché par le malheur de cette pauvre femme, il lui donne de l’argent et lui propose de s’occuper de sa fillette. A peine arrivé, il se lie d’amitié puis d’amour pour la soeur du directeur de l’établissement Tao Lan. On bavarde beaucoup dans ce bourg, on répand des calomnies. Le bruit court qu’il a séduit la veuve de son ami. Pour sauver l’honneur de cette dernière, il lui propose de l’épouser. Tao Lan approuve la décision bien qu’elle lui coûte beaucoup. Les commérages continuent, poussant la veuve au suicide. Xiao, écoeuré par cette société hypocrite et corrompue, annonce par lettre à Tao son intention de quitter le pays pour rallier la lutte révolutionnaire. Elle le suivra bientôt.

Le film a  connu un succès public, en Chine, à sa sortie en 1964 et lors d’une nouvelle sortie en 1978. Il a représenté la Chine au Festival de Cannes en 1979.

In the Twenties, Xiao Jianqiu, a young thoughtful intellectual, takes refuge in a quiet village where he becomes a teacher. On the boat, he met the widow of a former friend who died during the 1911 Revolution. Touched by the situation of this poor woman, he gave her money and promised to look after her daughter. As soon as he reaches the village, he falls in love with Tao Lao, the head master’s sister. Gossips start in the village, and soon calumnious rumours spread that he has seduced the widow of his friend. To save her honour, he proposed to marry her. Tao Lao approves, although it costs her so much. Gossips still go on and lead the widow to commit suicide.

Disgusted by such hypocritical and corrupted society, Xiao writes to Tao his intention to leave and join the revolutionary fight. She soon joins him.

The films was very successful when it was first released in 1964, and later in 1978. It represented China at Cannes Festival in 1979.

Xie Tieli est né en 1925. Il fait du théâtre militant, participe aux activités artistiques de l’armée et en 1950 travaille au ministère de la culture à Pékin. En 1955, il devient assistant réalisateur puis réalisa -

teur aux studios de Pékin. Il est un des rares metteurs en scène à travailler pendant la Révolution Culturelle. Il poursuit sa carrière de cinéaste et est actuellement Président de l’association des cinéastes chinois et metteurs en scène de cinéma des studios de Beijing.

Filmographie sélective

1959 : L’île sans nom

1961 : L’ouragan

1970 : La prise de la mon-

            tagne du tigre

1975 : La milicienne de l’île

            de Hainan

1978 : Le fleuve impétueux

1982 : Bao, père et fils

1984 : Un héritage

1989 : Dream of red man

            sion

1991 : Inside an old grave

1995 : Osmanthus blos -

            soms late in golden

            autumn

              

        


  

Chine

A Q ZHENGZHUAN

La véritable histoire d’Ah Q

Cen Fan

Réal.     Cen Fan

Scén.       San Chen

                 Baichen

Photo     Chen Zhenxiang

Décor      Xu Meizhong

Mont.      Tong Yulong

Mus.        Wang Yunjie

Int.          Li Dingbao

                 Yan Shunkai

                 Yang Baohe

                 Li Wei

                Wang Suya

                Shi Lin

                Bao Fuming

          

Prod.     

Studios de Shanghai

Dist.

Boomerang Productions

20 rue de la glacière

75 013 Paris

tél : 01 43 36 95 00

fax : 01 47 07 50 12

e-mail : boomerangprod@

infonie.fr

1981      35 mm

              couleur, 125 mn

              v.o.s.t.f.

Ah Q pauvre garçon à qui rien ne réussit, trouve son bonheur en parvenant à rendre positif ses échecs. Il s’adapte très facilement et trouve toujours une raison de se consoler, d’espérer. Tout le monde le méprise : la riche famille du village, les Zhao, qui lui interdisent de porter le même nom qu’eux, un Chinois qui le prive de révolution, une nonne qui lui prédit qu’il mourra sans descendance et son maître Wu Ma Bai qui ose même un jour le gifler. Ah Q n’a jamais fréquenté de femme et il connaît un douloureux échec en tentant de séduire la bonne des Zhao.

Lorsque la révolution éclate en 1911, ce naïf pense que la vie va radicalement changer, que tout le monde va l’aimer et qu’il va pouvoir faire tout ce qui lui plaît. Il se révolte, se retrouve en prison, et même exhibé. Avant de mourir, il a juste le temps de crier : “ Dans vingt ans, un autre héros viendra ! ”.

Ah Q  est le type universel du Candide. L’acteur Yan Shunkai est remarquable.

La véritable histoire d’Ah Q est la deuxième adaptation fidèle d’une nouvelle de Lu Xen. Il a été sélectionné en compétition officielle à Cannes en 1982.

Ah Q is a unsuccessful man who yet tries to find happiness by turning his failure into positive events. He has the capacity to easily adapt himself and always finds a good reason to cheer up. Every one despises him. The Zhao, a rich family in the village, forbid him to wear the same name as theirs, a Chinese man deprives him of revolution, a nun predicts he will die without descendant, and his master Wu Ma Bai dares slap him one day. Ah Q has never been with a woman, and when he tries to seduce the servant of the Zhao family, he painfully fails. When Revolution starts in 1911, the naive man thinks that life will radically change, that every one will love him and that he will be able to do everything he wants. He rebels and is sent to jail. He is even exhibited. Before dying, he shouts " In twenty years, another hero will come ! "

Ah Q is the universal candid man, remarkably incarnated by the actor Yan Shunkai. Ah Q’s True Story is the second faithful adaptation from Lu Xen’s short story. It was selected in 1982 for the official competition in Cannes Festival.

Cen Fan est né à Shanghai en 1926. En 1943, il débute au théâtre. En 1946, il s’intéresse au cinéma, est l’assistant de réalisateurs et scénariste tout en restant acteur. Il quitte Hong Kong pour Pékin, puis Shanghai. Il réalise son premier film en 1955.

Filmographie

1955 : Le mont Yandang

1956 : Grande rencontre

            de héros

1956 : Le prêt du vent et

            de  l’Est

1958 : Lin Zexu

1959 : En luttant contre le

            Schitosomiase

1962 : Le rêve du Papillon

            rouge

1963 : Le berger et la tis-

            seuse

1978 : Belle soeur Xanglin

1981 : La véritable histoire

            d’Ah Q


                                                     

Chine

MEIYOU HANGBIAO DE HELIU

La rivière sauvage

Wu Tianming 

Réal.  Wu Tianming

Scén.   Ye Weiling

Photo  Liu Changwu

             Zhu Kongyang

Mus.    Xu Youfu

Int.      Li Wei

             Hu Ronghua

             T. Qingming

             Tao Yuling

             Li Shulan

            Yu Wenzhong

Prod.    Studios de Xi’An

Dist.

Boomerang Productions

20 rue de la glacière

75 013 Paris

tél : 01 43 36 95 00

fax : 01 47 07 50 12

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1983    35 mm

            couleur, 95 mn

            v.o.s.t.f.

La vie n’est pas facile en Chine pendant la Révolution culturelle. Trois hommes, Pan, Zhao et Shigu, convoient du bois sur un fleuve du Hunan.

L’aîné Pan, qui a dépassé la cinquantaine, est souvent taciturne. Un jour, il raconte son histoire. En 1947, il a aimé une femme, Haihua, qu’il n’a pu épouser parce qu’il était trop pauvre. 30 ans plus tard, le jeune Shigu a presque le même problème. Sa jeune fiancée Gaixiu a été contrainte par un jeune loup de la révolution culturelle à épouser un autre homme. Il ne rêve que de vengeance. Le troisième homme, Zhao, quarante ans, travaille beaucoup pour subvenir aux besoins de sa famille. Souvent, les camarades aiment boire pour oublier. Le radeau est un peu un refuge dans ce monde où les hommes se déchirent.

La Révolution Culturelle est au centre du film. C’est la première critique ouverte à son encontre et c’est ce qui fait son intérêt principal.

La rivière sauvage ou le fleuve sans balise est aussi une histoire d’amours contrariés servie par de très bons interprètes, en particulier Li Wei.

Life is not easy in China during the Cultural Revolution. Three men, Pan, Zhao and Shigu, transport wood on the Hunan river.

Pan is the elder. Over fifty, he is often gloomy. One day, he tells the story of his life. In 1947, he was in love with Haihua but could not marry her because he was too poor. Thirty years later, young Shigu almost faces the same situation. A young up-and-coming executive of the Cultural Revolution, forces Gaixiu, Shigu’s young fiancee, to marry another man. Shigu yearns to take revenge. The third man, Zhao, in his forties, works hard to support his family. Often, the three men drink together to forget. Their boat is somehow a refuge in this world where men tear each other apart.

The Cultural Revolution is the centre of this film. By openly criticising it, the film becomes all the more interesting. The Wild River, or the river with no beacon , is also a story of impossible love supported by very good actors such as Li Wei.

Wu Tianming est né en 1939, dans le Shanxi. Il suit d’abord des cours d’art dramatique. Il coréalise deux films avec Teng Wenji, puis réalise seul, La rivière sauvage. Directeur du studio de X’ian, il tourne plusieurs films et fait travailler les cinéastes de la “ cinquième génération ” : Chen Kaige, Zhang Yimou. Menacé par la censure, il est contraint de s’exiler aux Etats-Unis où il demeure pendant huit  ans.

De retour en Chine en 1994, il tourne Le roi des masques qui sera présenté en clôture du festival de Hong Kong.

                       


                        

Chine

YE SHAN

Dans les montagnes

sauvages

Yan Xueshu

Réal.     Yan Xueshu

Scén.       Yan Xueshu

                Zhu Zi

Photo      Mi Jiaqing

Décor      Li Xingzhen

Mont.      Xue Xia Quiang

Mus.        Xu Youfu

Int.          Du Yuan

                Yue Hing

                Xin Ming

                Xu Shaoli

                Tan Xihe

                Qiu Yushen

Prod.      

Xi’an Films Studio

1985       35 mm

               couleur,100mn

               v.o.mandarin.s.t.f.

Soirée de clôture

du Festival

Huihui et son épouse Guilan travaillent la terre de façon traditionnelle, dans leur village des Monts Qiuling. Huihui n’aime pas les changements. Hehe, qui, en tant que soldat, a découvert un peu le monde, est lui très entreprenant. Il est séparé de sa femme Quirong et de leur enfant. Il loge chez Huihui et Guilan. Celle-ci, découragée par la passivité de son époux, encourage les initiatives de Héhé : l’élevage des vers à soie d’abord, le ramassage des excréments d’écureuil pour une utilisation médicale, plus tard.

Huihui est très opposé à toutes ces entreprises. Il est gêné par les bruits qui courent dans le village au sujet de Guilan et Hehe. Ces derniers font entrer le modernisme dans le village en faisant installer l’électricité. Huihui divorce de Guilan et épouse Quirong qui correspond mieux à l’image qu’il se fait de la femme chinoise au foyer.

Dans les montagnes sauvages fait partie du courant intimiste du cinéma chinois où le héros ne se fait plus la critique d’un groupe ou d’une institution, mais s’intéresse aux changements des mentalités.

“ Seulement si nous donnons un coup farouche contre les forces du conservatisme et de l’indolence enracinées dans notre caractère national, pouvons-nous alors provoquer une prise de conscience pour le changement. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que notre société pourra progresser. Je considère que ceci est le thème réel du film ”. Yan Xueshu

Huihui and his wife Guilan are working on their land in a traditional way, in their village from the Mounts Quiling. Huihui does not like changes. On the opposite, Hehe, who has seen a bit of the world as a soldier, is quite enterprising. He is separated from his wife Quirong and his children, and stays with Huihiu and Guilan. Discouraged by her husband passiveness, Guilan welcomes Hehe’s initiatives : farming silk worms first, then collecting squirrels’ excrement’s for medical use. Huihui is quite opposed to these initiatives. He is upset by people gossiping about Quirong and Hehe, and they have now introduced modernism by giving electricity to the village. Huihui divorces Guilan and marries Quirong, who is closer to his image of the Chinese woman at home. “ In the Wild Mountains ” belongs to the intimist movement in Chinese cinema, where the hero does not criticise a group or an institution, but is interested in changes of mentality.

" It is only by striking the conservative forces and indolence rooted in our national temperament that we can create an awareness for need of changes. Only from that point can our society evolve. I think this is the real theme of the film. " Yan Xueshu

Yan Xueshu est né en 1940. Diplômé de cinéma en 1960, il travaille d’abord comme assistant puis comme chercheur. A partir de 1975, il réalise ses propres films.

Filmographie

1975 : Ya Yong

1978 : Lanse di Haitan

1985 : Dans les

            montagnes

            sauvages


                                                    

Chine

XIANG NU XIAO XIAO

La jeune fille Xiao Xiao

Xie Fei

Réal.   Xie Fei

              Ulan

Scén.    Shen Congwen

             Zhang Xian

Mont.   Gao Limin

Photo   Fu Jingsheng

Mus.     Ye Xiaogang

Int.       Na Renhua

             Liu Qing

             Deng Xiaoguang

             Ni Meiling

             Zhang Yi

Prod.   

Studios de la jeunesse

1986     35 mm

             couleur, 90 mn

             v.o.s.t.f.

En 1910, Dans un village du Hunan, on célèbre le mariage selon la coutume, de XiaoXiao douze ans avec Chun Guan âgé de deux ans. Les enfants grandissent comme frères et soeurs. Xiao Xiao, jeune fille, s’éprend d’un ouvrier saisonnier, Hua Gou. Son mari n’est encore qu’un enfant. Elle cède à la tentation. Le jour où elle apprend à Hua Gou qu’elle est enceinte, toujours à cause du poids des traditions, une jeune veuve est noyée et son amant battu. Hua Gou, peu courageux, s’enfuit abandonnant Xiao Xiao. Dans un premier temps, elle est rejetée par sa famille puis on lui pardonne. Elle élèvera son fils, qui va être marié, à peine sevré, selon la tradition. Plus tard, à son retour de la ville, après ses études, le jeune homme se rebelle et osera refuser ce mariage forcé.

La jeune fille Xiao Xiao est un film intimiste qui traite d’un sujet jusqu’à présent tabou. Les femmes sont écrasées sous le poids des traditions et les perpétuent ... En cela, c’est un film pessimiste.

In 1910, in a village in Hunan, a wedding is being celebrated according to the tradition : twelve-year-old Xiao Xioa is being married to two-year-old Chun Guan. The two children grow up as brother and sister. Xiao Xiao, who is now a young woman, falls in love with Hua Gou, a seasonal worker. Her husband is still a boy, she gives in to temptation. The very day she tells Hua Gou that she is pregnant, a young widow is drowned and her lover beaten as per the burden of traditions.

Hua Gou does not feel brave enough and decides to flee, abandoning Xiao Xiao. She is first rejected by her family but finally she is forgiven. She brings up her son who, according to the tradition, is married as soon as he is weaned. Later, when he is back from the city where he studied, he rebels and refuses his forced marriage.

Xiao Xiao, a Young Woman is an intimist film about a theme considered as taboo. Women have been overwhelmed under the weight of traditions and yet, they keep them alive... In that sense, it is a pessimistic film.

Xie Fei  est né en 1942 à Shaanxi. Il est diplômé de l’Académie de cinéma de Pékin en 1965 avant la fermeture de l’Académie pendant la Révolution Culturelle. A sa réouverture en 1978, il devient metteur en scène pour le cinéma et le théâtre et chargé de cours.

Filmographie

1979 : Fire boy

1980 : The guide

1986 : La jeune fille Xiao

            Xiao

1990 : Neige noire

1992 : Soleil sur le toit du

            monde

1995 : Conte mongol

1993 : Les femmes du lac

            aux âmes parfumées

 


                            

                           Chine

HE NI ZAI YI QI

L’enfant au violon

Chen Kaige

Réal.    Chen Kaige

Scén.     Chen Kaige

               Xue Xiao Lu

Photo    Kim Hyungkoo

Son       Wang Danrong

Mont.    Zhou Ying

Mus.      Dong Wei

Int.        Tang Yung

              Liu Peiqi

              Chen Hong

              Wang Zhiwen

              Chen Kaige

              Cheng Qian

              Zhang Qing

              Kim Hairi

              Liu Bing

Prod.     Chen Hong

              Lee Jooick

Dist.

Europacorp Distribution

137, rue du Faubourg Saint Honoré

75 008 Paris

tél : 01 53 83 03 03

fax : 01 53 83 02 04

2002     35 mm

              couleur, 116 mn

              v.o..s.t.f.

Xiao Chun a toujours joué du violon. A 13 ans, il est déjà considéré comme un virtuose, pour la plus grande fierté de son père, Liu Cheng, un modeste cuisinier, qui décide de l’emmener à Beijing tenter sa chance dans des concours. Pour le jeune garçon, la capitale est fascinante, Mais ce qui l’attire le plus c’est sa voisine, la belle Lili, jeune femme entretenue.

Pour payer les leçons de son fils, Liu Cheng est prêt à tous les sacrifices et il fait plein de petits boulots. Deux professeurs vont s’occuper de Xiao Chun : M. Jiang, célibataire endurci, mélancolique et ombrageux, qui lui apprend à jouer en exprimant ses émotions et M. Yu, exigeant et manipulateur qui le pousse vers une carrière internationale. Mais au- delà de la musique, c’est la vie que Xiao Chun découvre. Il doit affronter ses doutes et apprendre à s’exprimer autrement que par la musique.

Bientôt, il va devoir apprendre à choisir ce que sera sa vie.

“L’enfant au violon est une fable, un conte... On y découvre la musique comme un art, un fabuleux vecteur de sentiment, mais aussi un univers redoutable où la compétitivité domine. En filigrane, c’est toute la société chinoise que l’on voit évoluer, à travers la jeune femme, à travers ses soifs de réussite insatiables. Par tous ces aspects, il interpelle chacun de nous, sur ce que nous voulons, ce dont nous avons vraiment besoin...

J’ai eu envie d’offrir de quoi réchauffer un peu ce monde glacial. ” Chen Kaige

Xiao Chun has always played the violin. When he was 13, he was already considered as a virtuoso, to the great pride of Liu Cheng, his father who humbly works as a cook. His father decides to take him to Beijing and try his luck with music competitions. The young boy finds the capital fascinating, but is mainly attracted by beautiful Lili, a young kept woman. Liu Cheng is ready to any sacrifice to earn enough for his son’s tuition, and accepts all kinds of odd jobs. Xiao Chun has two teachers : Mr. Jiang, a melancholic brooding bachelor who teaches him to play according to his emotions, and Mr Yu, an exigent manipulating man who pushes him towards a international career. Beyond music, Xiao Chun is discovering life. He is now facing doubts and learning to express himself without the language of music. Soon,he has to decide of what his life will be.

" The Child with a violin is a tale, a fable... One discovers music as an art, a fabulous vector for feelings, but also a terrible field where competition prevails. Implicitly, it is all Chinese society which is seen evolving, through the young woman and her insatiable lust for success. " Chen Kaige

Chen Kaige est né à Pékin en 1952. Son père est le réalisateur Chen Huaikai. Il doit interrom-

pre ses études secondaires à cause de la Révolution Culturelle. En 1978, il est admis à l’Académie de cinéma de Pékin. En 1988, il vit à New York où il donne des cours à l’Université. Il regagne la Chine en 1990. En 1993, il reçoit la palme d’or à Cannes et le Golden Globe du meilleur film étranger pour Adieu ma concubine.

Filmographie

1984 : La terre jaune

1985 : La grande parade

1987 : Le roi des enfants

1991 : La vie sur un fil

1992 : Adieu ma concubine

1996 : La jeune maîtresse

1999 : L’empereur et

            l’assassin

2001 : Feu de glace

2002 : L’enfant au violon

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