Hommage à Wu Tianming
Hommage à Wu Tianming

 

Wu Tianming, le précurseur du renouveau

 

En 1979, au lendemain de la Révolution culturelle, les forces du changement en Chine, bien qu'encore faibles, étaient déjà en place ; au niveau du cinéma, contraint au silence durant presque une décennie, elles n'attendaient que le moment propice pour se déverser sur les écrans. Wu Tianming sera le grand promoteur de ce changement.  

Né en 1940, il entre aux studios de Xi’an dès 1960 pour y suivre des cours d'art dramatique. Il y revient vingt ans plus tard en tant que cinéaste pour réaliser ses deux premiers films, Le sanglot de la vie (1979) et Une seule famille (1980), en coproduction avec un autre cinéaste, Teng Wenji. En 1983, il reçoit le prix du Ministère de la Culture pour La rivière sans balise. Dans ce film, on apercevait déjà  les premiers signes d'une approche originale. En effet, comment ne pas être frappé par le côté indécis des personnages, leur faiblesse ainsi que leur mélancolie mêlée de regret ? Pour la première fois, le héros est un individu et non plus la collectivité, mais cet individu semble avoir perdu toute certitude. A l'opposé de l'excès de convictions des gardes rouges du village, où font escale les protagonistes du film, M. Wu doute de tout. Retrouvera-t-il ses vieux amis, but même de ce voyage ? Son imagination ne lui joue-t-elle pas des tours quand il croit reconnaître, sous les traits d'une actrice d'opéra, une femme jadis aimée ?  Wu Tianming traduit le trouble de son personnage dans des scènes simples mais significatives. L'idée même de se remémorer le passé est révolutionnaire, jamais les souvenirs n'avaient occupé une place si importante dans les films. En effet, les films des années précédentes avaient systématiquement représenté des hommes presque sans passé ou libres de son emprise et puisant leur force à la seule source des valeurs et des dogmes du Parti.

Wu Tianming rend à l'individu son histoire personnelle ainsi que le droit d'y penser et, pourquoi pas, de s'y abandonner de façon nostalgique.  L'homme  “social”, celui qui ne se réalisait qu'à travers la collectivité, qui demeurait le héros des films des trois générations précédentes, depuis le cinéma patriotique des années 1930 jusqu'aux figures extrêmes des héros révolutionnaires des années 1950, cet homme-là, n'existe plus. Les certitudes, les valeurs traditionnelles s'effondrent : désormais, seuls les sentiments du personnage comptent, son désarroi et ses interrogations. Le nouveau héros est l'homme " intérieur ", il n'appartient plus à la société qui le crée et le rend immortel mais cherche au contraire à se dégager de son oppression.

Les paysages ruraux se prêtent mieux que ceux de la ville à une telle introspection. La campagne devient ainsi l'autre protagoniste des films de Wu Tianming ; une campagne mélancolique qui sert de cadre idéal au chagrin d'amour du personnage central de La vie, film de sa consécration ; ou bien une campagne âpre, contre laquelle les villageois se battent pour obtenir de la montagne le peu d'eau nécessaire à leur survie, comme dans Le vieux puits (1987). Dans ce film, d'une beauté formelle époustouflante, Wu Tianming laisse ses personnages montrer leurs sentiments, mais il propose parallèlement une vision plus réaliste de l'amour avec les premières scènes de nu, certes encore pudiques, mais déjà très audacieuses pour l'époque et le pays. Avec ce film, Wu Tianming trouve son style : un juste équilibre entre la beauté formelle, qui ouvre la  voie au symbolisme de la génération suivante,

et la tradition romanesque, qui restera toujours importante pour lui.

Cette alchimie réussie fait parler d'une nouvelle forme de réalisme poétique et ne passe pas inaperçue : le film remporte le Grand Prix du 2e Festival de Tokyo et permet ainsi à l'Occident de découvrir l'existence d'un nouveau cinéma chinois.

Mais le travail novateur de Wu Tianming va au-delà de ses propres films, le réalisateur s'implique parallèlement pour servir la cause du cinéma national. Il connaît trop bien l'état du 7e art en Chine, où tout est à reconstruire

après quasiment dix ans de vide, pour ignorer que le renouveau ne peut venir uniquement du travail d'un ou deux réalisateurs talentueux. La “politique de la porte ouverte”, que la Chine venait d'inaugurer, concerne aussi le cinéma… les temps  sont propices à l'audace !

Wu Tianming décide de profiter de ce climat d'ouverture. Grâce à la direction des studios de Xi’an, prise en 1984, il s'entoure de nouveaux talents. Quelques exemples : il donne au réalisateur Chen Kaige la possibilité de tourner son film le plus personnel, Le roi des enfants ; il produit L'incident du canon noir (l'un des plus beaux films chinois de tous les temps) ainsi que le premier film de Zhang Yimou, Sorgho rouge, Ours d'or à Berlin en 1988 ...

 

Grâce à Wu Tianming, en très peu de temps, les studios de Xi’an se transforment  en un Eldorado du cinéma, sur lequel souffle l'esprit nouveau et qui marque les débuts de la fameuse Cinquième Génération, celle qui a, entre autre, lancé le cinéma chinois dans une orbite internationale.

Jamais un tel phénomène n'aurait pu se produire sans la détermination et le courage de ce réalisateur hors du commun qui aujourd'hui n'a peut être pas encore dit son dernier mot. Si c'était le cas, ce ne serait que du bonheur…

Luisa Prudentino

 

 

Un Cyclo d’or d’honneur, offert par la Ville et l’Agglomération de Vesoul,

lui sera remis au cours de la cérémonie de clôture


Wu Tianming, the precursor of revival

 

In 1979, just after the Cultural Revolution, the forces for change in China, though still weak, are already in place, and as far as cinema is concerned, are waiting for the opportunity to revive screens, after a forced silence for almost a decade. Wu Tianming will be the great prompter of this change. Born in 1940, he enters the X’ian Studios in 1960 to study drama. Twenty years later, he comes back to the studios as filmmaker and directs his first two films, “The Sob of Life” (1979) and “A Single Family” (1980) in co production with Teng Wenji, another filmmaker. In 1983, he is awarded the prize of Ministry of Culture for “The River without Buoy”, a film which already reveals the first signs of an original approach. Indeed, how not to be amazed by such indecisive characters, their weakness and melancholia mixed with regrets? For the first time, the hero of a film is an individual and not the community any more, but this individual seems to have lost all his convictions. In contrast to the excessive convictions of the Red Guards in the village where the protagonists of the film stop over, Mr Wu is overcome by doubt. Will he find his old friends, the very aim of his trip? Isn't his memory playing tricks on him when he thinks he has recognised a woman he once loved under the features of an opera singer? Wu Tianming expresses the double of his character in simple yet significant scenes. The very fact of remembering one's past itself is revolutionary; memory never took such an important part in films. In fact, earlier films had systematically represented men almost without past or free of its eventual grasp, men who only drew their

strength from the values and dogma of the Party.

Wu Tianming restores the individual's personal story, as well as the right to reflect on it, and why not, give oneself up to it with nostalgia. The "social" man who only existed through community and was portrayed as the hero during the previous three generations, from the patriotic cinema of the 30ies till the extreme figures of revolutionary heroes in the 50ies, that man is no more. Convictions and traditional values collapse: from now onwards, what only matters are the feelings of the character, his distress and questioning. The new hero is the "inner" man, who does not belong to society any more, who is no more created nor made immortal through society, but on the contrary, a man who frees himself from its oppression. The rural landscape is more adapted to such introspection than the city. Thus, the countryside becomes the other protagonist in Wu Tianming's films. It can be a melancholic countryside as the ideal set for the unhappy love affair of the main character in “Life”, the film which brought him recognition, or a harsh countryside against which the peasants have to fight for getting little water from the mountains in order to survive, as in “The Old Well” (1987). In this amazingly beautiful film, Wu Tianming allows his characters to express their feelings, while he also portrays a more realistic vision of love with the first nude scenes, which, though quite decent, are already extremely daring for that time in the country. With this film, Wu Tianming finds his own style, a right balance between a formal beauty which will pave the way of symbolism for the next generation, and the tradition of the novel which will always remain important for him.

This successful chemistry is noticed and talked about as a new form of poetical realism: the film is awarded the Grand Prize at the second Tokyo Festival and allows the West to discover the existence of Chinese new cinema.

Yet, Wu Tianming's innovative work goes beyond his own films while the director gets personally involved in serving the cause of national cinema. He knows too well the situation of the 7th art in China for which a whole reconstruction is needed after a period of ten empty years. He does not ignore that a revival can only emerge from the work of one or two talented directors. The recent policy of "opened doors" initiated by China also concerns cinema…it's the right time to be bold! Wu Tianming decides to take advantage of this climate of opening-up. His position as director of the X’ian Studios since 1984 enables him to surround himself with new talents. For example, he offers director Chan Kaige the possibility of making his most personal film, “The King of Masks”; he produces “The Case of the Black Canon”, one of the most beautiful Chinese films of all times, as well as Zhang Yimou's first film, “The Red Sorghum”, which got the award of the Gold Bear at Berlin festival in 1988…

Thanks to Wu Tianming, the X’ian Studios soon become an Eldorado of cinema where a new spirit starts sweeping through, giving birth to the famous Fifth Generation which, in addition, launched Chinese cinema at an international level.Such a phenomenon would have never occurred without the determination and the courage of this outstanding director who, perhaps, has not yet said his last word.In which case, we would all be delighted…

 

Luisa Prudentino

 

 


 

                                                                                                                                   

 

Chine

MEIYOU HANGBIAO DE HELIU 

La rivière sans balise

 

 

 

Réal.             Wu Tianming

Scén. :             Ye Weiling

Photo :            Liu Changxu,

                         Zhu Kongyang,

Mus. :              Xu Youfou

Int. :                Li Wei

                         Hu Ronghua,

                         T. Qingming

                         Tao Yuling,

                         Li Shulan

                         Yu Wenzhong

Prod.: Xi’an Films Studio

Dist. : CQFD

69 rue Jules Watteeux 

59100 Roubaix ;

tél : 03 20 81 02 14

fax : 03 2045 18 11

e-mail : cqfdist@nordnet.fr

 

1982               35 mm

                         couleur - 95 mn

                         v.o.s.t.f.

 

 

La vie n’est pas facile en Chine pendant la Révolution Culturelle. Trois hommes, Pan, Zhao et Shigu, convoient du bois sur un fleuve du Hunan. L’aîné Pan qui a dépassé la cinquantaine, est souvent taciturne. Un jour, il raconte son histoire. En 1947, il a aimé une femme, Haihua, qu’il n’a pu épouser parce qu’il était trop pauvre. 30 ans plus tard, le jeune Shigu a presque le même problème. Sa jeune fiancée, Gaixiu a été contrainte par un jeune loup de la Révolution Culturelle à épouser un autre homme. Il ne rêve que de vengeance. Le troisième homme, Zhao, quarante ans, travaille beaucoup pour subvenir aux besoins de sa famille. Souvent, les camarades aiment boire pour oublier. Le radeau est un peu un refuge dans ce monde où les hommes se déchirent. La Révolution Culturelle est au coeur du film. C’est la première critique à son encontre et ce qui en fait son intérêt principal.

 

Life is not easy in China during the cultural revolution. Three men, Pan, Zhao and Shigu, transport wood on the Hunan river. Pan is the elder. Over fifty, he is often gloomy. One day, he tells the story of his life. In 1947, he was in love with Haihua but could not marry her because he was too poor. Thirty years later, young Shigu almost  faces the same situation. A young-up-and-coming executive of the Cultural Revolution, forces Gaixiu, Shigu’s young fiancee, to marry another man. Shigu yearns to take revenge. The third man, Zhao, in his forties, works hard to support his family. Often, the three men drink together to forget. Their boat is somehow a refuge in this world where men tear each other apart. The Cultural Revolution is the centre of his film. By openly criticising it, the film becomes all the more interesting.

 


 

                                                                                                             

 

                                         

 

Chine

RENSHENG

 Life

 

   

 

Réal. :       Wu Tianming  

Scén. :         Lu Yao

Photo :         Chen Wancai

                      Yang Baoshi

Mont. :         Wang Yuzhang

Dir. art. :      Lu Guangcai

Son :             Chen Yudan

Mus. :           Xu Youfu

Int. :              Zhou Lijing

                       Wu Yufang

                       Gao Baocheng

 

 Prod.: Xi’an Films Studio

 

1984             35 mm

                      couleur - 127 mn 

                      v.o.s.t.a

sous titrage électronique

 

Inédit

 

 

Après son diplôme de fin d'études, Gao Jialin rentre dans sa ville natale où il a l'intention de devenir enseignant. Mais son poste est substitué par le fils du chef de fabrication. C'est ainsi qu'il devient un fermier sans le sou et a une attaque cérébrale sérieuse. Pendant cette période de frustration, Qiaozhen, une naïve et belle jeune fille de la campagne, tombe amoureuse de lui et son amour le fait sortir de la dépression. Peu après, son oncle est transféré pour devenir directeur du bureau régional du travail. Cet heureux changement est suivi par son transfert en ville qui lui permet de montrer son talent. Pendant ce temps, Huang Yaping, la camarade de classe de Gao Jialin, une belle jeune fille qui a grandi en ville, tombe amoureuse de lui. Gao Jialin abandonne inexorablement la jeune campagnarde Qiaozhen qui pourtant l'aime profondément, pour Huang Yaping. Au delà de toute attente, la vie va encore lui jouer des tours...

After graduating from senior school, Gao Jialin returns to his hometown and plans to become a local teacher. However, his position is substituted by the son of the production manager. Therefore, he becomes a penniless farmer and has a heavy mental stroke. During this period of frustration Qiaozhen, a naive and beautiful country girl, falls in love with him and her love pulls him out of depression. Soon after, his uncle is transferred and becomes the director of the local labor bureau. This is a lucky change and he is transferred to town, which allows him to show his talent. During this time, Gao Jialin's classmate Huang Yaping, a beautiful girl grown up in the city, falls in love with him. Gao Jialin inexorably abandons country girl Qiaozhen, who loves him deeply, for the sake of Huang Yaping. Beyond everyone's expectation, life plays tricks on him again.




 

                                                                                         

 

Chine LAO JING - Le vieux puits

   

Réal. :          Wu Tianming  

Scén. :            Zheng Yi –

Photo :           Chen Wancai

                        Zhang Yimou

Mus. :            Xu Youfou

Int. :              Zhang Yimou

                       Liang Yujin

                       Lu Liping

                       Niu Xingli

 Prod.:

Xi’an Films Studio

 

 

1986             35 mm

                      couleur - 124 mn

                      v.o.mandarin.s.t.f.

 

sous titrage électronique

 

Inédit

 

 Son grand-père comprend l'amour que Sun Wangquan éprouve pour Qiaoying  mais le marie à une jeune veuve, Duan Xifeng. Le village est pauvre, il n'y a pas d'eau, et la famille de la veuve peut apporter l'argent nécessaire à trouver des épouses pour les autres frères. Wangquan, puisatier, a une volonté énorme. Avec l'aide de Qiaoying et son frère, Wangcai, il cherche un site approprié. Il n'a pas cessé d'aimer Qiaoying, ce qui ne simplifie pas sa tâche. Quand ils commencent à creuser, les perspectives semblent bonnes, mais le puits s'effondre avec Qiaoying et Wangquan, restés à l'intérieur. Parviendra-t-on à les en sortir ? Quelle forme va prendre leurs sentiments en attendant ? Et est-ce que la catastrophe les empêchera de faire une nouvelle tentative pour trouver de l'eau ?

Le grand réalisateur chinois Zhang Yimou est l’acteur principal de ce film et co-directeur de la photographie.  Il reçoit la récompense du meilleur acteur au Festival de Tokyo en 1987.

 

Though Sun Wangquan's grand-father understands his love for Qiaoying, he decides to marry him to Duan Xifeng, a young widow. The village is poor and there is no water. The widow's family can bring enough money to get brides for his other brothers. Wangquan is a well-digger with strong willpower.  Helped by Qiaoying and his brother Wangcai, he searches for the appropriate site. He is still in love with Qiaoying, which does not make life easier for him. There is some prospect as they start to dig, but soon the well collapses on Qiaoying and Wangquan trapped inside. Will they be rescued? How will their mutual feelings develop while they are waiting? Will this accident prevent them from another attempt to find water?

Great Chinese director Zhang Yimou is the co-director of photography as well as the main actor of the film, for which he got the award of the best actor at Tokyo Festival in 1987.

 


 

                                               

                                                     

 

Chine BIAN LIAN - Le roi des masques

   

Réal. :         Wu Tianming

 Scén. :          Wei Minglung d’après une nouvelle de Chan Mankwal

Photo :          Mu Dayuan

Dir.art. :        Wu Xujing

Mus. :            Zhao Jiping

Int. :               Chu Yuk

                        Chao Yimyim

                        Zhao Zhigang

                        Zhang Rhuitang

Prod. : Shaw Brothers, HK Ltd 

 

Dist. : Cinéma Public Films,

84 rue du président Wilson

92 300 Levallois Perret

tél : 01 41 27 01 44

fax : 01 42 70 06 65

e-mail : c.p.films@wanadoo.fr

web : www.cinemapublicfilms.com

1995             35 mm

                      couleur - 100 mn

                      v.o.mandarin.s.t.f.

 

 

Film d'ouverture

 

 

Au début du vingtième siècle, dans la province de Szu Ch’uan, un vieil homme perpétue dans les rues la tradition de l’opéra de cette région de Chine centrale : il est montreur de masques et son habileté à se transformer en roi des singes, empereur, seigneur de la mort ... lui a conféré le titre de Roi des Masques. Il vit seul, sur une jonque, avec son singe “Général”.

Il ne peut transmettre son art qu’à un garçon. Ayant perdu son fils unique, il décide d’adopter un petit garçon, chose facile dans une Chine où il n’est pas rare de vendre ses enfants pour survivre. Une tendre affection va bientôt unir le vieil artiste et l’enfant jusqu’à ce qu’il découvre que  Doggie est une fille ...

 

Récompensé dans de nombreux festivals internationaux, Le Roi des masques réunit petits et grands devant une histoire émouvante qui si elle se situe il y a plusieurs dizaines d'années est malheureusement encore d'actualité en Chine, comme dans d'autre pays du monde.

At the beginning of 20th Century, an old man from Szu Ch’uan district carries on the tradition of street opera in Central China. He wears masks, and his skilful transformations into the king of monkeys, the emperor, or the lord of death grant him the title of King of

Masks. He lives on his own with “General”, his monkey.

He can only teach his art to a boy. After the dismissal of his only son, he decides to adopt a small boy, an easy thing to do in a country where parents sell their children to survive. An affectionate bond ties the old artist and the child, until he discovers Doggie is a girl...

The “King of the Masks” was awarded in many international film festivals and gathered young and old audiences. This moving story, though it takes place several decades ago, is still relevant today in China, as in other parts of the world.

 


 

                                                  

                                                   

 

Chine SHOUXI ZHIXINGGUAN - CEO

 

 

 

 

Réal. :      Wu Tianming

Scén.          Wu Tianming

                    Luo XueYing

                     Hu Jianxin

Photo          Wen Deguang

Décor          Qian Tian-you

Dir. art         Liu Xinghou

                      Li Hongbing 

Musique      Zhang Shaotong

Int. :             Shi Liang

                      Li Zonghua

                      Ma Yue

                      Juan Zi

                      Max Thayer

                      Patrick Bauchau,

                      Franck Bruynbroek

 

Prod : China Film corporation

 

2002            35 mm

                       couleur - 116 mn 

                       v.o.mandarin.s.t.a.

 

sous titrage électronique

 

Inédit

 

 

Ling Min devient directeur de l'usine Haier qui est sur le point de faire faillite. Il n'a pas reçu d'éducation formelle, mais s'est lui même formé apprenant systématiquement les théories occidentales de management industriel, ainsi que les philosophies classiques chinoises telles que le confucianisme, le taoïsme et le suntzu. Son premier challenge vient des ouvriers, techniciens et officiers chinois qui ont appris à travailler sous le vieux système et sont incapables de fonctionner suffisamment dans cette nouvelle ère de compétition internationale. Une fois que ses produits ont atteint une qualité suffisante, il doit faire face à une compétition sérieuse et dans certains cas, à l'humiliation de compagnies étrangères bien établies. Il parvient avec succès à devenir la première compagnie privée chinoise à entrer dans le marché international, grâce à son dur labeur, son management scientifique et la combinaison de la philosophie orientale et occidentale.

 

Ling Min becomes the manager of Haier Factory when the factory is almost bankrupted. He has had no formal education,but on his own, he systematically studies Western theories of industrial management and such classical Chinese philosophies as Confucianism, Taoism, and Suntzu. His first challenge is from the Chinese workers, technicians, and officers, who have been trained to work under the old system  and are unable to function sufficiently in the new era of international competition. Once his products become good enough, he has to face severe competition, and, in some cases, humiliation from well-established foreign companies. He and his company succeed in becoming the first Chinese private company to enter the international market, because of hard work, scientific management, and the combination of western and Eastern philosophy.

 

 

 


 

 

                                                                                                              

 

Chine

DAO MA TSE

 Le voleur de chevaux

 

 

 

 

Réal.      Tian Zhuangzhuang

Scén.        Zhang rui –

 Photo      Hou Yong

                  Zhao Fei

Mont.       Li Jingzhong 

Mus.         Qu Xiaosong

Int.            Tshehang Rinzin

                   Dan Jiji

Prod.         Les studios de X’ian

Dist.           CQFD

69 rue Jules Watteeux

59100 Roubaix ;

tél : 03 20 81 02 14

fax : 03 2045 18 11

e-mail : cqfdist@nordnet.fr

 

1985          35 mm

                    couleur - 101 mn

                    v.o.mandarin.s.t.f.

 

 

 

Norbu est berger dans un village situé dans les montagnes tibétaines. Il essaie de survivre avec sa femme et son fils. Son extrême pauvreté, l'ingratitude des conditions climatiques le poussent à voler. Il suit pourtant les préceptes de la religion et participe aux cérémonies. Un jour, il vole un objet sacré. Il est expulsé avec les siens. Son fils Tashi meurt. Le temps passe. Norbu et Dolma ont un nouvel enfant. Pour assurer leur survie, il vole à nouveau. Les villageois veulent bien du retour de la femme et de l'enfant mais pas de celui du "voleur de chevaux". Dans un dernier sacrifice, il envoie sa femme et son fils dans la plaine et offre son corps aux vautours comme ultime rachat de son sacrilège. Censuré en Chine, Le voleur de chevaux est très certainement le film le plus esthétique de tous ceux réalisés par les cinéastes

de la cinquième génération.

Wu Tianming est producteur de ce film tourné avec les studios de Xian.

 

Norbu is a shepherd in a mountain village from Tibet. He tries to survive with his wife and son. His extreme poverty and the ingratitude of climatic conditions, push him to steal. Yet, he is a follower of religious precepts and participates in rituals. One day, he steals a sacred object. He is expulsed with his family. His son Tashi dies. Time is slipping by. Norbu and Dolma have another child. He steals once more for their survival. The villagers agree to keep his wife and son but reject the "horse thief". As a last sacrifice, he sends his wife and son to the plain and gives his body to the vultures, as an ultimate rehabilitation for his sacrilege. Censured in China, “Horse Thief” is certainly the most aesthetic among all the films directed by the Fifth Generation film-makers.

Wu Tianming was the director of Xian Studios and the producer of the film.

 

 

 

 

                                                                                                               

 

Chine

HEI PAO SHI JIAN 

L’affaire du canon noir

 

 

 

Réal. :         Huang Jianxin

Scén.             Li Wei

                       Huan Jianxin

Photo            Wang Xinsheng

                       Feng Wei

Mus.              Zhu Shirei 

Int. :              Liu Zifeng

                       Gerhard Olschewski

                       Gao Ming,

                       Wang Yi

                       Feng Liangcai

                       Wu Kegong

 

Prod. : Les studios de X’ian

 

 

1985             35 mm

                      couleur, 104 mn   

                      v.o.mandarin.s.t.f.

 

 

Tout a commencé avec ce mystérieux télégramme : "canon noir disparu - faire recherche". Pour le malheur de son expéditeur, Zhao Shuxin, ingénieur et interprète, il a été intercepté par ses supérieurs. Les ennuis vont commencer. Lorsque Hans Schmidt, ingénieur, arrive en Chine pour superviser l'installation de machines allemandes, il souhaite la collaboration de Zhao Shuxin en tant qu'interprète. On la lui refuse car ce dernier est tombé en disgrâce subitement et sans raison apparente. A partir d'un fait mineur mal interprété naît donc une affaire qui n'est pas sans évoquer l'absurdité de Kafka. Le pauvre interprète, tandis qu'on le met à l'écart, qu'on enquête sur son passé, qu'on le soupçonne, qu'on le juge presque, ne comprend pas ce qui lui arrive, et ne pourra jamais se défendre ... puisqu'on ne lui demande pas de s'expliquer.

Cette satire de la bureaucratie politique, baignée d'un humour acide, entre amertume et ironie, constitue une des plus violentes critiques de la société chinoise des années 80.

Wu Tianming alors directeur des Studios de Xi'an est le producteur de ce film d'un des réalisateurs de la cinquième génération.

 

It all began with a mysterious telegram saying: "black canon disappeared - please search". Zhao Shuxin, an engineer and interpreter, is the unhappy sender as it got intercepted by his superiors. This is the beginning of his trouble. When the engineer Hans Schmidt arrives in China to supervise the putting in of German equipment, he asks for Zhao Shuxin's collaboration as his interpreter. His request is refused as Zhao Shuxin had suddenly fallen into disgrace for no apparent reason. An odd affair was born from a minor fact and misunderstanding, a situation reminding of Kafka's absurdity. The poor interpreter is put aside, investigation on his past is conducted, suspicion almost judgement against him take place, and he never understands what is going on… as he is not given the slightest chance to explain himself. This satire of a political bureaucracy steeped in an acid sense of humour, between nostalgia and irony, is one of the most violent criticisms of Chinese society in the 80ies.

 

 

 

 

                                                                                                               

 

Chine

HONG GAO LIANG

 Le sorgho rouge

 

 

 

Réal.         Zhang Yimou

Scén.           Zhang Yimou

Photo          Gu Changwei 

Mus.            Zhao Jiping

Dir. art. :    Yang Gang 

Int.               Gong Li

                      Wen Jiang

                      Rujun Ten

                      Zhang Yimou 

                      Liu Jia

                      Cunhua Ji

                      Ming Qian 

Prod.            Les studios de X’ian

 

1987             35 mm

                      couleur, 90 mn

                       v.o.mandarin.s.t.f.

 

 

 

L'histoire se déroule dans la région sauvage et aride du nord de la Chine pendant la guerre contre le Japon dans les années 30. Une jeune mariée voyage sur sa chaise à porteur à travers les sorghos rouges qui poussent plus hauts qu'un homme dans cette région. Elle a été vendue à un lépreux cinquantenaire en échange d'une mule. Soudain, un bandit de grand chemin surgit des sorghos et essaie de la kidnapper. L'un des porteurs la sauve. Mais trois jours plus tard, alors qu'elle s'en retourne à travers les sorghos pour rendre visite à sa famille selon la tradition chinoise, il se saisit d'elle. Elle ne lui résiste pas. Le lépreux est mystérieusement assassiné, le porteur de chaise et la jeune mariée s'emparent de son entreprise viticole.

Cette très belle histoire d'amour a reçu l’Ours d'or à Berlin en 1988. C'est le premier film de Zhang Yimou. Gong Li, sa femme, fait ses débuts d’actrice.

 

The story takes place in the barren wilderness of North China during the anti-japonaise War of the 1930s. A young bride is carried in her sedan through the wild red sorghum that grows taller than a man all over the area. She has been sold to a 50 year-old leper for a mule. Suddenly a highwayman breaks out of the sorghum and tries to kidnap her. One of the sedan carriers saves her. But three days later, when she is returning through the sorghum to visit her family according to Chinese tradition he seizes her for himself. She does not resist. The leper is mysteriously murdered and the sedan carrier and the young bride take over his winery.

This very beautiful love story was awarded the Gold Bear at Berlin Festival in 1988. This is Zhang Yimou debut film and his wife Gong Li's first experience as an actress.

 

 

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